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Cest en 2006
que WINGER fait son retour sur le devant de la scène,
éditant son quatrième album studio, nommé
sobrement WINGER IV, et ô combien attendu par les
fans. 13 ans dabsence entre PULL et IV, et
WINGER continue à se rappeler à notre bon
souvenir. Enfin en guise de souvenir, ce retour se fait sur les
chapeaux de roues. Personnellement je navais jamais encore
écouté ce groupe, et oui je sais, encore un autre
me direz-vous. Aujourdhui WINGER édite un double
CD anthologique de ses démos des trois premiers albums,
37 titres, cerise sur le gâteau, contenant 10 inédits.
Voilà qui devrait plaire aux fans de la première
heure, mais pas seulement, il y a fort à parier quaujourdhui WINGER va en gagner dautres. Alors je disais que
je découvre WINGER à travers ces démos, et
avec lexcellente impression que jen ai, je nai
pas voulu avant de faire cette chronique, jeter une oreille sur
leur discographie.
A la première écoute,
je dirais que vu la qualité de ces démos, la qualité
du son, beaucoup de groupes auraient aimé proposer un
tel album, voilà qui en soit est déjà surprenant.
Parce que pour certaines chansons, datant de prêt de 20
ans, je dirais que tout ceci na pas pris une ride, et
sonne incroyablement moderne. Certes nous sommes en présence
dun groupe qui évoluait fin des années 80,
début 90s, mais si tous ces titres avaient été
composés aujourdhui, cela naurait posé
aucun problème.
WINGER est dailleurs
un groupe intelligent, les deux premiers titres sont littéralement
des musts, « Madalaine » et son intro
acoustique de toute beauté ainsi que son solo de gratte
non moins excellent, « Hungry » et
son intro au violon enfonce le clou, et vous êtes déjà
KO. « Hangin On » et ses riffs carrés
ainsi que ses refrains imparables est un hit en puissance. Que
dire de « Cant Get Enough »,
un modèle de construction, très typé DEF
LEPPARD (dailleurs, je pense que le groupe britannique
est une influence majeure pour WINGER), vous serez enclin
à vous trémousser ou taper du pied pour le moins.
Certains titres sont plus hards que dautres, tels «
Junkyard Dog » ou encore « In
For The Kill », où les riffs sont très
lourds.
Quelques cinq ou six balades viennent agrémenter ce double,
mais le moins que lon puisse dire est que ce nest
pas le point fort de WINGER. Peut-être est-ce moi
qui naccroche pas plus que çà à cette
facette du groupe, à ceci près tout de même
que « Spell Im Under » est magnifique,
magique, un côté mélancolique, et son refrain
« Women », classique mais qui change
tout avec la voix de Kip Winger.
Les inédits sont tout aussi excellents, à limage
de « Written In The Wind » avec sa
rythmique béton et son gros son de batterie, même
sentence pour « Give Me More ». Dailleurs
jaurais tendance à préférer ces inédits,
car en général, ils sont plus hard.
Vous laurez compris, ce
voyage au cur de lhistoire de WINGER est
franchement agréable, et la découverte de ce grand
groupe est la bonne surprise de ce premier trimestre 2007. Il
est indéniable que WINGER a été
très largement sous-estimé en France, et il est
temps de réparer cette injustice. Ce qui surprend aussi,
lorsque vous avez fait le tour des deux disques, cest
déjà à lépoque lincroyable
talent de ce guitariste quest Reb Beach, qui dois-je le
rappeler tournait lannée dernière avec WHITESNAKE,
David Coverdale nayant pas lhabitude de sentourer
de manchots ! WINGER était souvent
classé comme groupe à minettes, eh bien là,
il faudra repasser, ce nest absolument pas le cas, loin
de là. A moins que ce ne soit à cause du magnifique
déhanché de Kip Winger (si, si, je vous assure,
jai mes sources), qui fut la cause dun tel classement.
Volumenbrutal - 27.03.2007 |