DISCOGRAPHIE

S/T - 1991

WHITE TRASH

Style - Fusion
Connection -
Origine - Etats unis
Site web

S/T - 1991 - Album
1. Apple Pie
2. Don't U Judge Me Do
3. Take My Soul
4. Po' White Trash
5. Backstage Pass
6. Lil' Nancy
7. Buzz
8. Crawl
9. Baby
10. E.D.A.S.E.
11. Party Line
12. Good God
13. Prayer B4 Pizza
Déjà de l’extérieur le disque est beau ! Certes, le concept du dessin en guise de pochette n’est pas révolutionnaire mais tout dépend du dessinateur qui tient le crayon ! Mesdames et Messieurs, rappelez-vous ou découvrez cette icône du Comics/BD Américain ; Jack Davis qui fut dans les années 50’s le fer de lance de la firme EC Comics à qui nous devons « Tales from the crypt » dont sera tirée la série TV du même nom quelques 30 années plus tard. Par la suite, ce même Davis officiera dans cette institution parodique qu’est le magazine MAD. Dernière chose sur le packaging, la partie du (grand) dessin choisie pour la pochette n’est malheureusement pas la plus révélatrice, dépliez donc le livret et savourez, vous en saurez beaucoup plus sur le groupe avant d’avoir écouté la première note : fun, Fun, FUN !!!
Musicalement, il ne sera pas nécessaire de décrire le disque morceau par morceau. Amis de la diversité, de l’éclectisme et des montagnes russes musicales, passez votre chemin ! Amis du Groove, du « Hard-Funk », des cuivres (évidemment…), prenez donc quelques instants pour lire la suite.
L’album débute avec une sérieuse lichette de Wah-wah vite épaulée par une basse omniprésente et des pêches de cuivre. Et puis, et puis, le chanteur arrive… Arrêtons-nous sur son cas car il sera l’élément qui vous fera adorer ou détester le groupe. Pas de compromis pour White Trash ! Dave Alvin, puisque c’est son nom, principal compositeur du groupe, abat un travail considérable, une voix d’ « adulescent » pour qui un mot du dictionnaire fait cruellement défaut ; le sérieux ! Il est partout avec un timbre caractéristique et un phrasé rapide même si ne sombrant jamais dans le Rap, ce qui arrive parfois dans ce style musical. Il groove pour 3 minimum ! Mais certains lui reprocheront d’en faire des tonnes, de surjouer. Précision importante, sa voix est souvent doublée par une voix plus grave mixée très loin derrière, ce qui vient renforcer grandement l’  « assise » globale. Procédé classique mais toujours efficace.
Musicalement, tous les ingrédients sont là… En plus de la basse (amateurs de 4 cordes, cet album à écouter d’urgence) et des cuivres (présents sur tous les morceaux), le batteur en connaît un rayon en matière de « bougeage » d’épaules et le guitariste (frère du bassiste) s’intègre parfaitement à l’ensemble en servant le groupe sans jamais se servir de lui. Et pourtant, dans ce registre « fusion-Hard », il joue dans la cour des très grands (Frusciante pour les rythmiques, Bettencourt pour les soli et vice-versa…).
Vous me direz : « C’est trop beau pour être vrai ! Où est la faille ? »… Il n’y en a pas ou une seule ; énorme ou insignifiante. C’est toujours la même chose. 13 morceaux, quasiment tous au même niveau (certains sont en deçà mais si peu…), pas de ballades, est-il besoin de le préciser ?! L’avantage, c’est que vous n’avez pas à écouter tout l’album pour savoir si ça vous branche.
Vous voulez une petite prog’ pour entrer dans le vif du sujet ? Je me permets de vous conseiller « Apple pie », « Judge-me-do », « Buzz ! », « The crawl » (IMPARABLE), « Party line » qui, après une intro « Black Sabbathienne », va flirter avec le Jazz le temps d’un solo guitare/harmonica d’anthologie, « Prayer B4 pizza »… Que 6 titres sur 13, c’est que je me retiens !
Les groupes de Fusion sont par définition difficilement classables, chacun puisant dans des influences qui lui sont propres. White Trash se situe évidemment quelque part entre FISHBONE, FAITH NO MORE, RED HOT CHILI PEPPERS, EXTREME pour citer les plus connus mais jamais, pour moi, un disque ne sera allé aussi loin dans la recherche d’un seul objectif. Vous êtes emmenés dans un train roulant à vive allure vers le Terminus « Groove », les seules stations autorisées seront le FUN, le FUNK et la déconnade. Sur ce dernier point, White Trash rejoint un peu Ugly Kid Joe mais là où UKJ propose un premier EP très prometteur mais pas encore « mature » musicalement, White Trash délivre un chef-d’œuvre de maîtrise tant au niveau des arrangements, orchestration et production.
Pour sombrer un peu plus dans la subjectivité, sachez qu’il m’est impossible d’écouter ce disque assis bêtement sur un canapé et que la station debout est le minimum requis pour laisser le corps s’exprimer et rendre hommage à la « mission » de ce disque… J’ose à peine imaginer ce que ça pouvait donner sur scène !
White Trash récidivera avec un second album qui ne sera qu’ « excellent » comparé au jusqu’au-boutisme du premier. Mais ça, c’est déjà une autre histoire… Frank B - 24.10.2004
Musiciens: Dave Alvin-chant/Ethan Collins-Guitare/Mike Caldarella-batterie/Aaron Collins-basse, claviers/Chris Arbisi-Alto Sax/Terry Thomas-Tenor, Baritone Sax/Brendan Stiles-Trompette

Lu fois
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