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En
1989, alors que le Death Metal atteint son apogée, sort
dans les bacs, LA bombe de metal progressif. Et ce n'est pas usurpé,
tant le groupe est reconnu comme fondateur et précurseur
du techno métal (pourrait-il en être autrement...)
avec FATES WARNING duquel on peut le rapprocher (même
si ce dernier offre des structures moins complexes) et reconnu
comme influence majeure par les plus grands d'aujourd'hui (DREAM
THEATER en tête). Originaire du Texas, WATCHTOWER
n'en est pas à son premier forfait avec Control &
Résistance qui fait suite au non moins excellent
(mais plus confidentiel et moins bien produit) Energetic
Disassembly (le titre qui en disait long déjà
sur l'approche du groupe, complexe, dissonante, technique...puissante).
Nouveau
label, nouveau chanteur, WATCHTOWER était prêt
à envahir le monde puis plus rien malgré un potentiel
gigantesque (N'oublions pas qu'en 1989, Lars ULRICH est
photographié avec un t-shirt de WATCHTOWER sur la
promo d' And Justice,...'). Emmené par la
voix de l'ex HADES, Alan TECCHIO (que je trouve
plus convainquant avec WATCHTOWER), au grain suraigü
et suave (sans pour autant friser les moustaches de mercixtysix
tu es vraiment le king diamond), mais assez marqué
" bay Area " (enfin si on peut dire..ils sont du Texas
pour ceux qui ont du mal avec la géographie), et surtout
le virtuose et époustouflant guitariste Ron Jarzombek ;
le groupe part pour une tournée mondiale aux côtés
de Coroner (période 'No more color'). Les deux groupes
dont seuls le label (Noise Records) et 'l'étiquette 'techno-métal'
rapprochent bénéficieront de l'ouverture d'un LOUDBLAST
débutant sur les dates françaises. Ils gratifient
sur scène d'une reprise faramineuse de MADONNA Like
A Virgin qui résonne encore dans toutes les mémoires
(on est en 1989!!!!). L'album s'ouvre sur instruments of
random murder, le premier accord tortueux, le break de
batterie (sur toms électroniques svp!!) donnent le ton..le
son comme on voudra. On est fixés, la basse ondule bizarrement,
contrepoint, stop and go, dissonances, envolées lyriques,
interludes jazz-rock, dialogues pas de sourds basse-guitares...c'est
un jeu de chat et de souris jusqu'au 8ème titre. Structures
complexes ; virtuose, sophistiquée la musique de WATCHTOWER
c'est aussi et surtout un charme fou, une ambiance totalitaire
étrange, la BO imaginaire d'un monde de fiction oppressant,
instable,..quelque part entre 1984 ou Le meilleur
du monde en 4 instruments et 8 actes. L'aventure s'arrêtera
là. Ron JARZOMBECK part fonder SPASTIK INK,
plus décalé, complexe mais à mon goût
moins magique, trop démonstratif, s'associe un temps
à Marty FRIEDMANN (MEGADETH, CACOPHONY), Alex WEBSTER (CANNIBAL
CORPSE), nous laissant un arrière goût d'inachevé
même si le groupe avait annoncé de donner une suite
avortée à Control & Resistance.
Un grand regert donc. Un disque référence. A mon
sens indémodable tant la qualité est de raison.
Yan
- 25/12/2009
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