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Pas mal le père
Blackie ! Depuis quelques années il revient en force
et en grande forme. Ses dernières créations avaient
fait très bonne impression. Tant le direct Dominator
que le conceptuel Neon God. Effet George BUSH comme source
d'inspiration ? Point du tout ! Car sa nouvelle offrande est une
nouvelle fois une franche réussite. Par contre courte.
Mais bonne.
Oui mais
c'est tout Blackie ça ! Là où
il pourrait nous refourguer de nos jours un cd à ras la
gueule, il faut se contenter ici d'environ 40 minutes de zique.
En concert on rêve de les voir deux heures sur scène,
or il fait dans le minimum syndical. Et quand il doit faire court,
il joue plus que prévu (cf. au Hellfest 09 où il
a foutu la pagaille, débordant sur le set de DOWN).
Un vrai âne bâté, mais c'est bien pour ça
qu'on l'aime. Donc il vient juste avec neuf titres sous le coude,
dont deux reprises en plus. Tiens donc, comme sur l'album précédent,
sur lequel était repris le Fortunate Son de CREEDENCE
CLEARWATER REVIVAL. Cette fois ci on a droit à un hommage
envers DEEP PURPLE à travers Burn
en plus du Promised Land de Chuck BERRY
Habitué à cet exercice, WASP en propose une
relecture bien foutue. Reste donc réellement que sept nouveaux
titres à se mettre sous la dent. Heureusement tous de bonnes
compositions. D'ailleurs c'est un WASP très roots,
des débuts qui vient à l'esprit. Aux travers des
morceaux, on vient à penser à The Crimson Idol
sur Godless Run, à Wild Child
sur Crazy, à Chainsaw Charlie
sur Live To Die Another Day ou encore à Sleeping
In The Fire avec Into The Fire. Mais il
ne faut surtout pas y voir un manque d'inspiration quelconque,
seulement des petits clins d'il de ci de là. WASP
est une référence à lui tout seul, et Blackie
un talentueux songwriter bien loin de l'auto-parodie.
Cette cuvée 2009 n'est que pur régal : chansons
directes, puissantes, entêtantes, jouissantes, dégoulinantes
de hard n'roll metal mélodique. Hard avec Crazy,
rock'n roll sur Thunder Red, metal avec Babylon's
Burning et melodique via Into Godless Run.
La seule faute de goût réside donc dans cette trop
courte durée. Même s'il vaut mieux quarante minutes
intenses plutôt que soixante avec des faiblesses. Certes.
Bon allez, vu la forme actuelle de notre bon vieux Blackie
LAWLESS, peut-on espérer la prochaine fois un concept
album à rallonge, digne successeur de ses Headless Children
et Crimson Idol.
Syl - 01.10.2009
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