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Cette
chronique sadresse aux amoureux de la musique. Aux esprits
ouverts et non étroits. A ceux qui ont quelque chose entre
les oreilles. Ici pas de racisme, pas de barrières musicales,
pas dillères. La musique saime pour ce
quelle est et non pas pour létiquette quelle
porte. Car oui, pour écouter WALTARI il faut faire preuve
de tolérance musicale. Voilà peut-être le
groupe le plus extremiste qui soit. Extremiste car il sautorise
tout et ne sinterdit rien. A laise dans tous les registres,
le groupe finnois samuse et surprend. Et quoi de plus jouissif,
de plus bandant (vulgaire moi ? oui !) que daller acheter
un album de WALTARI et de ne pas savoir à quoi sattendre.
Du hard rock, du death, du trash, de la techno, du rap, de la
dance, du heavy metal, de lelectro, de la pop
? Forcément,
il y a de quoi refroidir tout fan de Maiden ravi davoir
droit aux mêmes schémas, aux mêmes thèmes,
aux mêmes plans, au même racket organisé !
Ecouter WALTARI se mérite. Courage et témérité
doivent être à lhonneur. Fuyez donc bas du
front !!
Revenons à nos moutons et à cette dernière
offrande délicieusement nommé « Release Date
». Les deux précédents albums étaient
déjà particulièrement reussis, celui-ci est
tout bonnement excellent. Une vraie reussite. Et cest le
côté heavy metal agressif du groupe qui est à
lhonneur cette fois. Notamment sur « Get stamped »
au break surprenant, «Big sleep » au refrain imparable,
«Lets puke together » plus speedé et
«THD » au riff entêtant. WALTARI est plus sage
niveau délire electro. On a droit à « Colgate
country showdown » tout de même assez agressif par
moment, avec des passages violonesques irresistibles et au groove
dantesque, ainsi que «Spokebone » délirant
au possible, une sorte de techno-folk celtique mêlant churs
féminins, refrains en dialecte scandinave, violons virevoltants
un
pur bonheur pour bouger son popotin intelligemment.
Avant de parler du chef duvre en plage 8, je citerai
aussi «Cityshamaani » sorte de RED HOT CHILI PEPPERS
death, du très punk «Hype » ne dépassant
pas les 2 minutes, «Sex in the biergarten » où
comment WALTARI « popise » le neo-metal, ainsi que
du joyeux «Sympathy » typique du groupe époque
de leur album « Torcha ! ».
Revenons donc à «Incarnation party » , véritable
pièce maitresse de cet album. Plus de 13 minutes de grande
classe. Avec lalbum « yeah, yeah, die, die »,
leur opéra death symphonique, WALTARI avait montré
ses capacités à composer de grandes fresques. Là,
ils confirment. Une pure reussite. Mélancolie, fureur,
solo magistral et dévastateur, violoncelles grondant et
piano castrateur. Beau à en pleurer.
WALTARI au top de sa forme, nous offre peut-être lalbum
le plus homogène de sa carrière. Après tant
dannées, le groupe est loin davoir dit son
dernier mot. Bravo, félictations les gars. Et merci pour
ce voyage musical. Syl70 - 24.03.2007 |