|
A
la suite d'une succession de chef-d'oeuvres et d'un succès
toujours grandissant, les revers traditionnels de la vie de rock
star finissent toujours par s'abattre progressivement sur les groupes
et Uriah Heep n'échappe pas à la règle. Entre
un chanteur, David Byron, en proie à de graves problèmes
d'alcoolisme et une dictature de plus en plus pesante imposée
par le manager Gerry Bron réservant au claviériste
Ken Hensley la quasi-totalité de ses compos pour chaque album,
rien ne va plus ! Wonderworld a dont été accouché
dans la douleur et le moins que l'on puisse dire est que cela s'entend
! Mais ce climat de tension permet aussi de rendre l'album plus
agressif, bien plus en tout cas que tous les albums qui suivront
! Le chant de David Byron n'est pas à son meilleur niveau
mais il contribue à rendre encore plus tordues les idées
développées sur ce disque. Tordues en effet certaines
parties de claviers (Wonderworld) ou ces lignes de chant où
on sent un David Byron au bout du rouleau (sur les heavy Suicidal
man et So tired, toutes les 2 terriblement efficaces). Pas de véritables
classiques à signaler ici, à part peut-être
Wonderworld ou la ballade au piano The easy road qui restera longtemps
dans le répertoire de la carrière solo de Ken Hensely,
preuve s'il en est de sa qualité.
Mais
si Wonderworld ne fait pas parti des classiques d'Uriah Heep,
cela ne signifie nullement qu'il est mauvais, bien au contraire,
il est très solide a été sous-estimé
par la critique à sa sortie à cause des chef-d'oeuvres
qui le précèdent. Il est aussi symbolique dans la
mesure où c'est le dernier album enregistré par
le line-up considéré comme ultime et représentant
le mieux l'âge d'or d'Uriah Heep David
- 16/05/2003
|