DISCOGRAPHIE

Very 'eavy...Very 'umble - 1970

Salisbury - 1971

Look at Yourself - 1971

Demons and Wizards - 1972

The Magician's Birthday - 1972

Uriah Heep Live - 1973

Sweet Freedom - 1973

Wonderworld - 1974

Return to Fantasy - 1975

High and Mighty -1976

Firefly - 1977

Innocent Victim - 1977

Fallen Angel - 1978

Conquest - 1980

Abominog - 1982

Head First - 1983

Equator - 1985

Live in Europe 1979 - 1986

Live at Shepperton '74 - 1986

Live in Moscow - 1988

Raging Silence - 1989

Different World - 1991

Sea of Light - 1995

Spellbinder - 1996

Sonic Origami - 1998
URIAH HEEP

Style - Hard rock/Rock
Connection -
Formé en 1970
Origine - Angleterre

Salisbury - 1971 - Album
1. Bird of Prey
2. The Park
3. Time to Live
4. Lady in Black
5. High Priestess
6. Salisbury
Véritable disque-révélation pour Uriah Heep ! Byron devient étourdissant en maîtrisant un organe diabolique aux confins de l'audible. Avec une pochette en parfaite antinomie avec son contenu et qui résume pourtant parfaitement l'amalgame réussi par le groupe. Un char d'assaut bouscule tout sur son passage… (pochette d'origine)
C'est vrai, Uriah Heep est un monstre de puissance grâce à la guitare de Mick Box et la batterie de Keith Baker mais cet album regorge de pures oasis de détente et de plages de rock progressif du plus grand cru. A vrai dire, c'est certainement le véritable premier disque de hard-prog de l'histoire du rock.
Un chef-d'œuvre qui n'a pas pris une ride ! "The Park" et ses arpèges bucoliques enlacés dans les méandres d'un orgue biblique soudain entrecoupés par un mini-blues urbain et des chants d'oiseaux est une perle de concision. Les chœurs angéliques qui hantent cet album de bout en bout donnent une couleur d'apaisement idyllique même quand ils participent à la fournaise ambiante de "Time of live", un brûlot heavy martyrisé par des descentes d'orgue et les solis pointus de Box.
Un album d'anthologie qui reste peut-être avec "The Magician's Birthday", le meilleur du groupe qui impose une grandiloquence émerveillée dans toutes les directions qu'il s'amuse à prendre. Le temps est à la folie, la découverte et le mélange violence/douceur que dégage Uriah Heep trouve son apothéose dans "Salisbury", opéra miniature dont la démesure symphonique fout encore le frisson passés 30 ans après.
L'indispensable absolu pour redécouvrir ce géant du rock anglais. Uriah Heep Suisse Francophone - 31/12/2003

Salisbury est le 2ème album d'Uriah Heep et le groupe commence sérieusement à affirmer sa personnalité. On ne pourra bientôt plus les comparer à Deep Purple, même si quelques similitudes restent présentes, pour les titres les plus heavy (le classique et terriblement efficace Bird of prey) et les plus rock (Time to live). Uriah Heep se démarque de Deep Purple surtout par son approche mélodique et par ses fabuleuses harmonies vocales sur ses titres les plus doux (The park, l'acoustique Lady in black). Mélodie semble être le mot d'ordre de cas gars là de toute façon, et en cela Uriah Heep va représenter une influence considérable pour des combos aussi divers que Queen (pour les choeurs), King Diamond (les vocalises haut perché de David Byron sont un modèle pour notre héros maquillé) et bien sur, tous les groupes de metal qui se sont orienté vers le progressif (Rush, Dream Theater).

En effet, ce disque ne serait rien sans la fabuleuse pièce épique, expérimentale et progressive Salisbury, d'une durée de 16 minutes, elle en dit long sur l'inventivité dont faisait preuve le groupe à cette époque. Salisbury peut paraître un brin pompeux puisque ce morceau est davantage à ranger aux cotés du Concerto de Jon Lord dans Deep Purple ou des albums solos grandioses de Rick Wakeman, le claviériste de Yes. Une preuve si il en est que toutes les audaces étaient permises à cette époque, le groupe n'avait pas encore la pression de rester collé à un style spécifique et immédiatement reconnaissable. Au programme donc dans cette pièce, des cors et flûtes pour constituer un mini-orchestre, des montées en puissance régulières rondement menées par les guitares déjantées, une basse extrêmement mélodique, un David Byron magistral et un orgue Hammond qui, à aucun moment ne verse dans les traditionnels solos excessifs, ce qui aurait pu être le cas vu la durée du morceau. C'est bien une des qualités d'Uriah Heep, celle ne de ne pas souffrir du complexe du guitar-hero ou du musicien qui cherche à tout prix à se mettre en avant au détriment des autres.

Salisbury est historique à plus d'un titre puisque Uriah Heep est le 1er groupe étiqueté heavy metal à avoir lancé le mélange heavy metal et rock progressif, ce qui sera repris plus tard et plus en profondeur par les Rush, Fates Warning et Dream Theater. Salisbury n'est peut-être pas le meilleur album d'Uriah Heep puisqu'il existe un petit fossé entre la pièce épique et les autres titres, plus conventionnels dans leur structure. Les musiciens étaient encore assez limités techniquement, le meilleur est à venir. David - 31/12/2003

Musiciens: Mick Box-Guitare/David Byron-Chant/Paul Newton-Basse/Ken Hensley-Claviers/Keith Baker-Batterie

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