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A
peine remis du décès du bassiste Gary Thain, qui était
à Uriah Heep ce que Cliff Burton était à Metallica,
un bassiste dont le jeu très mélodique représentait
un atout important dans le son d'Uriah Heep, l'arrivée du
bassiste John Wetton, célèbre pour avoir joué
dans King Crimson, UK et Asia, semble provoquer un léger
bouleversement dans le style d'Uriah Heep. Return to Fantasy est
en effet un album plus accessible, conçu pour faire face
à des ventes en baisse à l'époque. Il contient
davantage de titres joyeux, dans une lignée pop-rock comme
on pouvait en voir beaucoup dans les années 70. Mais l'identité
d'Uriah Heep demeure intact. Simplement, l'aspect progressif, épique
et heavy des albums précédents est ici en retrait
au profit d'une musique plus légère ce qui fait de
Return to Fantasy un album un peu moins bon que d'habitude.
Mais
la qualité et l'inspiration sont quand même au rendez-vous,
avec notamment des rock songs énergiques très appréciables,
aux mélodies sucrées comme Shady Lady, Devil's daughter,
Prima Donna ou le bluesy Your turn to remember. Le seul reproche
que l'on peut faire à ce genre de chansons, c'est d'être
parfois un peu pauvre musicalement comme c'est le cas de Show
down ou Prima Donna, enfin quand je dis pauvre, c'est uniquement
dans le cadre d'Uriah Heep, car pour un groupe banal de rock à
l'époque, ce genre de titres me parait très riche.
Heureusement, il reste quelques moments sublimes où Uriah
Heep prouve qu'il a aussi conservé sa grandeur d'antan
sur le classique Return to fantasy, Beautiful dream même
si les claviers sur ce morceau ont mal vieilli et A year or a
day.
Même
si il ne rivalise pas avec les albums légendaires du combo
que sont Salisbury, Look at yourself, Demons and wizards et The
magician's birthday, Return to Fantasy reste très bon malgré
ses quelques imperfections. David
- 16/05/2003
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