DISCOGRAPHIE

U F O - 1971

Flying - 1971

Live in Concert - 1974

Phenomenon - 1974

Force It - 1975

No Heavy Petting - 1976

Lights Out - 1977

Obsession - 1978

Strangers in the Night - 1979

No Place to Run - 1980

The Wild, the Willing and the Innocent - 1981

Mechanix - 1982

Making Contact - 1983

Misdemeanor - 1985

Ain't Misbehavin' - 1988

Live in Texas - 1994

High Stakes And Dangerous Men - 1993

Heaven's Gate - 1995

Walk on Water - 1995

Parker's Birthday - 1996

X-Factor: Out There & Back - 1998

On with the Action - 1998

Covenant - 2000

Sharks - 2002

You Are Here - 2004

Showtime - 2005


The Monkey Puzzle - 2006
UFO

Style - Hard rock
Connection -
Formé en 1968
Origine - Angleterre

UFO - 1971 - Album
1. Unidentified Flying Object
2. Boogie
3. C'mon Everybody
4. Shake It About
5. (Come Away) Melinda

6. Timothy
7. Follow You Home
8. Treacle People
9. Who Do You Love
10. Evil
Ce premier album d'UFO est vraiment à part dans l'histoire du groupe. D'abord parce que comparé au deuxième et sa longue suite prog-metal qui sabote toute une face, ce disque présente une agréable homogéinité dans l'approche générale qui lie les morceaux les uns aux autres et surtout dans la durée de ceux-ci. Ensuite cet album est totalement différent de tout ce à quoi le fan du groupe des années 70 et 80 pourrait s'attendre.
Avec ce disque, les très jeunes membres d'UFO parviennent rien de moins à atteindre à la fois le niveau de défonce space-metal de groupes aussi différents que Birth Control ou Hawkwind (ou en très défoncés pour moitié : celui de Scorpions pour "the Lonesome Crow) et la surenchère sonique et esthétique du rock-heavy metal des groupes de Detroit, underground ou glam.
L'album débute par un titre instrumental censé nous mettre dans l'ambiance ou plutôt censé nous conforter dans l'impression qu'on avait déjà à partir de la pochette. Puis le groupe sort le grand jeu avec "Boogie for George" dans lequel le guitariste ultra parmi les ultras Mick Bolton se bat ouvertement en duel avec le -déjà- affreux bassiste Pete Way, ne laissant que peu de place au chanteur au style autoritaire à la Eric Burdon [sans le hippisme] qu'est Phil Mogg.
Puis on a droit à une autre tuerie : leur reprise de "C'mon Everybody", annonciatrice de celle qu'ils firent 10 ans plus tard de Something Else, poussée jusqu'au bout -et une autre prise complète devrait sans doute en attester- le morceau se termine chaotiquement sous les cris et les injures de musiciens qui se haîssent.
Ensuite c'est un morceau boogie-metal très similaire à "Boogie for George" mais ce qui m'intéresse c'est le cinquième titre : "(Come Away) Melinda". Titre imposé par d'autres mais beaucoup plus dramatique que dans la version d'Uriah Heep. Excellent !
Si la première partie de l'album aurait pu être jouée par Humble Pie ou par Free, la suite est tout autre. On aborde maintenant les franges les plus extrêmes du rock : les très rares morceaux qui en 40 ans de hard peuvent bénéficier de l'appellation "heavy metal". "Timothy" et sa ligne de basse ahurissante, "Follow you home" tout droit sorti des années 60, "Treacle people" desespérée et révélatrice de l'exceptionnel talent de guitariste on acid que possédait Mick Bolton, la reprise de "Who do you love" directement pompée sur celle de Quicksilver (mais quelle classe sur le live !)...pour terminer sur une dernière tuerie : "Evil" et ses paroles autoritaires, pourvoyeuses d'un heavy metal genital qui ne tombe jamais dans la caricature d'un David Coverdale.

En résumé : un disque très très minoritaire, et dans l'histoire du groupe, et dans le microcosme des groupes ultras du Londres de l'époque (Edgar Broughton, Pink Fairies, Mick Farren & the Deviants, etc.), ce disque est annonciateur de tout un tas de trucs particulièrement marquants -mais eux aussi très minoritaires dans l'histoire du rock- du punk anglais, du trash-death européen (Celtic Frost) des années 80. Il me semble aussi que Phil Mogg n'a pas travaillé de manière aussi approfondie avec l'ex-Damned Algy Ward pour que cet album n'ait pas été totalement sans conséquences sur leur manière d'envisager la musique. Qui plus est le groupe était aussi ami avec les punks atardés et au-dessous de tout de Cockney Rejects. Anarchistes hier, nanarchistes demain ? Captain Cody - 13.04.2005

Musiciens: Phil Mogg-chant/Mick Bolton-guitare/Pete Way-basse/Andy Parker-batterie

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