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Autant
l'avouer, j'avais décroché avec UDO depuis
l'album Timebomb, que j'avais trouvé très violent
suite au très mélodique Faceless World. Et
puis ensuite il y eut la reformation d'ACCEPT jusqu'en 1997.
Depuis, je n'ai pas pris la peine d'écouter ce que UDO
a proposé.
Finalement, lors du passage du groupe à Bordeaux en Octobre
2007 (seule date en France à l'époque), j'avais été
super content de ce concert où il y eut en première
partie les français de SIDE WINDER, ainsi que PRIMAL
FEAR. Non point que la prestation fût supérieure
à d'autres groupes du même calibre, mais la différence
s'est faîte dans le son. Un son comme j'en avais rarement
entendu, fort certes mais d'une clarté et d'une puissance
pas souvent égalé. Et puis vînt le live Mastercutor
Alive où justement j'ai retrouvé parfaitement
le Son. Avis au passage, ce live est dantesque, alors pour les retardataires,
vous savez que vous pouvez vous jeter dessus les yeux fermés.
En définitive, j'ai du retard encore pour découvrir
la discographie de UDO depuis Thunderball. Chaque
chose en son temps, penchons nous sur ce Dominator, nouvel
album du groupe à sortir le 10 Août.
Ce qui est certain, c'est que depuis Mastercutor, UDO
a le vent en poupe, et ce n'est pas Dominator qui va démentir
cela, depuis quelques jours que j'ai le promo, ce disque tourne
en boucle. Un album que l'on apprécie crescendo au fur et
à mesure des écoutes. Je me rend compte d'une chose
importante tout de même, on est loin du UDO des 90's,
non, aujourd'hui UDO serait plus proche du ACCEPT
de la grande époque, c'est vraiment flagrant. UDO
perpétue l'héritage de ce géant allemand des
80's qui de I'm A Rebel à Russian Roulette,
a fait vibré toute une génération de metalleux
dont je fais parti bien sùr. A tel point d'ailleurs que chez
moi, ACCEPT avait détroné AC/DC et IRON
MAIDEN, surprenant mais véridique. Alors pour revenir
à Dominator, indéniablement, ce disque me ravit,
justement parce que même 20 ans après, il est beaucoup
plus proche d'un Restless & Wild, d'un Balls To The
Wall ou encore de Russian Roulette que de Timebomb,
Holy et autre Solid.
On attaque loudement avec l'excellent The Bogeyman
suivi du nom moins excellent et même meilleur Dominator
qui n'est pas sans rappeler Mastercutor le titre.
Black And White poursuit la bonne impression du début,
a mi-chemin entre lourdeur et mélodie, où les riffs
toujours incisifs s'accordent avec des soli très bien sentis.
Infected a un groove plus rapide, même speed
je dirai tout compte fait, mais toujours aussi bon que le reste.
Quant à Heavy Metal Heaven, on jurerait ce
titre sorti tout droit de Russian Roulette et dans ce qu'il
y avait de meilleur dans cet album. Doom Ride ne déroge
pas à l'excellence de ce disque et la belle balade Stillness
Of Time non plus. Un peu surprenant par contre est Devil's
Rendez-Vous, vraiment tranchant en rapport au reste de l'album
puisque en fait il s'agirait plutôt d'un sorte de metal musette,
agréable il est vrai, mais si décalé et suranné.
Bon çà aura le mérite de la plaisanterie si
le groupe la joue en concert. Speed Demon comme son
nom l'indique est très rapide et en est même le meilleur
titre du disque avec Dominator. Whispers In
The Dark est une balade mais quelque peu dispensable, agréable
mais pas transcendante non plus.
Je ne vous parlerai pas du bonus japonais ni de Pleasure In
The Darkroom qui est en fait un bonus pour la version Digipack,
ces deux titres ne sont pas présents sur le promo. A noter
, Dominator sera proposé aussi en version vinyle.
Enfin après un album pareil, je redeviens fan du metal god
allemand, pour toutes les raisons citées plus haut. Quel
bonheur!
Volumenbrutal - 12.07.2009
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