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Suite
à son départ d'Accept, Udo Dirkschneider, le Donald
Duck du metal, décide de se lancer dans une carrière
solo afin de permettre à ses compositions de voir le jour.
Ce qui figure sur Animal House était destiné à
l'origine pour Accept et à succéder au dernier album
d'Accept, l'excellent Russian Roulette. Donc, en toute logique,
Udo pratique un heavy metal pas très éloigné
de son ancien groupe : ultra carré, avec des rythmiques
massives et des choeurs toujours aussi germaniques. La comparaison
avec Accept est inévitable tout au long de cet opus et
il faut bien admettre qu'Udo souffre de cette comparaison. On
se dit qu'il manque quelque chose, quelqu'un plutôt. Peut-être
Wolf Hoffmann et ses fabuleux solos n'auraient pas été
de trop, car les guitaristes d'Udo, sans être des manchots,
n'ont pas vraiment la classe et le feeling de ce dernier. Il ne
fait aucun doute qu'Animal House aurait pu être bien meilleur
si les musiciens d'Accept avaient pu apporter chacun leur touche
personnelle et leurs idées. Il faudra faire sans et se
contenter d'un côté du très américain
Eat the heat d'Accept avec David Reece au chant, et de l'autre
d'Animal House, très classique et sans surprise.
A
sa sortie, Animal House sera salué par les critiques comme
étant l'album qu'Accept aurait du enregistrer. Les fans
en auront pour leur argent et seront rassasiés d'avoir
eu leur dose de heavy metal allemand. D'autant que les consonances
américaines de Metal Heart ne sont pas présentes
ici, ou si peu. Cet album est très linéaire, comme
avait pu l'être en son temps Balls to the walls et on s'en
qu'Udo a un peu de mal à maintenir le niveau de qualité
de ses travaux antérieurs. On retiendra surtout quelques
refrains fédérateurs comme le mélodique They
want war et la chorale d'enfants, et les choeurs guerriers de
Lay down the law et We want it loud. Animal House fait parti de
ces disques dont l'écoute est très agréable
mais où au final, rien ne sorte véritablement du
lot. Bien malin celui qui pourra prétendre détenir
ici un titre speed de la trempe d'un Breaker, Fast as a shark
ou TV War. Les riffs en acier trempé lors des couplets
font toujours mouche (Go back to hell, Warrior), mais on en retient
aucun en particulier, tout ça s'oublie bien vite. La fausse
ballade In the darkness et le très "stadium"
Run for cover avec son rythme battant à la We will rock
you permettent de varier un peu l'album mais ça ne suffit
pas à le sauver d'une certaine monotonie.
David - 22/12/2003
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