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Gros
tournant dans la carrière de TNT que cet album. Il s'agit
de leur premier l.p. à bénéficier d'une distribution
internationale et il voit en outre l'arrivée dans les rangs
du chanteur Tony Harnell et de ses envolées suraiguës
qui deviendront la marque de fabrique du groupe. A noter que si
le précédent chanteur (norvégien) se faisait
appeler 'DD Dynamite' pour faire plus "américain",
sur ce disque Tony Harnell (américain) se voit crédité
du nom de 'Tony Hansen' pour faire plus "norvégien".
Va comprendre...
L'influence de l'ancien chanteur reste bien présente puisqu'il
cosigne toutes les chansons ou presque et qu'il est dûment
remercié dans les crédits de l'album. L'inspiration
de la plupart des titres fleure bon le "viking métal"
avec des thèmes empruntés à la mythologie
nordique, ses tours du monde en drakkar, ses dieux armés
de marteaux et ses fiers guerriers avec leurs fiers gourdins (à
l'époque, le groupe se produisait d'ailleurs sur une scène
décorée en drakkar). D'un point de vue musical,
on retrouve TNT tel qu'on l'avait découvert sur le mini-lp
précédent, soit une formation pratiquant un heavy
métal mélodique de haute volée mais dont
l'aspect agressif d'antan a été un peu gommé
par l'apport de Tony Harnell, moins punk que sont prédécesseur,
et par un mixage assez contestable qui rejette la guitare rythmique
de Ronni le Tekro en arrière-plan au profit des vocalises
du nouveau venu, lesquelles deviennent parfois un peu crispantes
sur les morceaux les plus violents (un petit
conseil de Tonton Hardos : prévoyez un Alka-Seltzer avant
l'écoute du titre "Deadly metal" !). Autrement,
aucune mauvaise surprise n'est à craindre, les américano-norvégiens
ont réussi leur coup. En dehors du morceau "Without
your love", un slow d'amour bien niais, tous les titres de
ce disque sont riches et variés qui conjuguent exigeance
musicale et savoir-faire mélodique. Mes préférences
vont à "Seven seas", un mid-tempo épique
nanti d'un solo à la John Norum très réussi,
"Tor with the
hammer" et son déluge de batterie qui ouvre la face
B (et dont le riff ingénieux, pour la petite histoire,
servira de jingle à l'émission 'Top 50' de Marc
Toesca, laquelle n'était pourtant pas l'amie des metalleux
!), mais encore à "break the ice" pour son refrain
efficace et son solo fuzzy, ainsi que la chanson-titre "knights
of the thunder" dont le tonnerre synthétique et la
montée en puissance rappelle le "seven doors hotel"
de Europe. On trouvera également un instrumental acoustique
("Klassisk romance") quelques cavalcades speedées
("Deadly metal") des morceaux accrocheurs ("ready
to leave", "last summer's evil") et le hit historique
de l'âge de pierre du groupe ("USA"). En cadeau-bonus
sur le CD, vous aurez droit à une nouvelle version de "Rats",
un morceau qui figurait sur le mini-album précédent.
A ceux qui voudraient découvrir la période de gloire
de TNT, je conseillerais plutôt l'album 'Tell No Tales'
encore meilleur que celui-ci. Si en revanche vous possédez
déjà 'Tell No Tales' et que vous l'aimez, 'Knights
of the new thunder' ne risquera pas de vous décevoir.
le rôdeur - 24/02/2004
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