Thin
lizzy - 1971
Shade of a blue orphanage - 1972
Vagabons of the western world
- 1973
Night life - 1975
Fighting - 1975
Jailbreak - 1976
Johnny the fox - 1976
Bad reputation - 1977
Live and dangerous - 1978
Blackrose - 1979
Chinatown - 1980
Renegade - 1982
Thunder & lighting - 1983
Live life - 1983 |
THIN LIZZY
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Style
- Hard
rock
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Connection
-
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Formé
en 1970
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Origine
- Irlande
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Renegade
- 1982 -
Album
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1.
Angel of Death
2. Renegade
3. The Pressure Will Blow
4. Leave This Town
5. Hollywood (Down on Your Luck) |
6.
No One Told Him
7. Fats
8. Mexican Blood
9. It's Getting Dangerous |
Enregistré
courant 1981 dans une ambiance houleuse - Phil est en phase de rupture
avec sa compagne, et les relations entre Snowy White et le reste
du groupe ne sont pas vraiment au beau fixe - ce disque ne
présagait rien de bon. Et pourtant ...
Force est de constater que le groupe n'est jamais allé aussi
loin dans l'aventure musicale, à des années lumières
du son imposé par les nouveaux nés de la NWOBHM. Tour
est finesse et subtilité, même dans ce brulôt
qui ouvre l'album, j'ai nommé le pamphlet anti militariste
"angel of death". (dont il existe une version alternative
avec différentes paroles dans la série bootleg "a
man and his music").
La suivante "renegade" nous ouvre les méandres
complexes de la personnalité de Phil, qu'il juge autobiographique
sans pour autant nous en donner les clés. "He's just
a boy, that has lost his way" nous renvoie à ce déséquilibre
constant caractérisant le personnage, situé quelque
part entre le rocker méchant et bagarreur et le dandy au
coeur tendre. C'est, à titre personnel, mon titre préféré
de Lizzy, et, ironie du sort, la trame musicale, reposant sur une
alternance entre séquences calmes et moments plus énervés,
est signée Snowy White.
"The pressure will blow" et "Leave this town"
nous offrent un Lizzy plus conventionnel, hard rock d'orfèvres
qui a toujours été sa marque de fabrique... les guitares
ont la part belle sur des envolées lyriques en duo à
la tierce, bref, les ingrédients Lizzy sont en place et il
faut remarquer - bien des années après - à
quel point la paire White/Gorham était au point.
"Hollywood" et "no one told him" continuent
ce périple dans du Lizzy classique, toutefois avec des paroles
assez engagés à nouveau : la première nommée
est une critique ouverte du faste hollywoodien, Phil reprochera
toujours aux américains de ne pas avoir su être sensibles
à sa poésie d'une part, et de ne pas avoir tenu compte
de sa santé fragile qui a fait annuler bien des projets de
tournées d'autre part. La seconde à l'inverse est
une histoire toute simple dans laquelle Phil s'adresse
à une amie qui a sans doute raté l'amour de sa vie.
"Fats" ouvre la voix à un Lizzy très Jazzy,
solo de piano (Darren Wharton) et basse fretless à l'appui.
Phil prend un ton rocailleux, tout droit sorti de ces clubs rythm'n'blues
dublinois qu'il fréquentait dans
sa jeunesse. C'est un titre méconnu du groupe, jamais joué
sur scène, mais ça n'en reste pas moins un grand moment,
toutes époques confondues.
Enfin, les deux derniers titres "mexican blood" et "it's
getting dangerous" ont un son inhabituel à nouveau,
le premier hispanisant à tout va, percus et guitares à
l'appui afin d'illustrer l'histoire d'un
homme dont l'amie est assassinée. Le second évoque,
à travers la fuite en avant du temps, les liens perdus entre
Phil et un ex ami d'enfance.
Autobiographie là encore "i remember him when we were
friends, when we were young ..." le rythme particulier qui
débute la chanson donne une impression d'angoisse, d'attente,
mais très vite on se retrouve plongé dans un mid tempo
conventionnel (pas au sens péjoratif du terme bien sur !)
... ceci dit, la mélodie est magnifique, l'émotion
de la voix de Phil - grande affaire de tout album de Thin Lizzy
- jailllit de toute part.
Ce disque fut un bide monumental, les die hard fan en voulant énormèment
à Snowy sur le plan de son attitude scènique lors
de la tournée précédente, et considérant
que le groupe se fourvoyait dans le rock, et perdait de son identité
hard rock. Réhabilité depuis, il est le préféré
de bien des fans, ou du moins très aimé par ces derniers.
Pour ma part, c'est mon disque de chevet, parce que bien au delà
de la musique, des paroles, de tut ce que l'on veut, j'y ai découvert
un artiste renversant, attachant, magnifique, une personnalité
exceptionnelle, un moment magique et ultime d'humanité. Merci
Phil. Thierry
le 27/02/2003
ps : il existe un autre titre sorti de ces sessions d'enregistrements,
qu'on retrouve une fois de plus sur la série "a man
and his music" ... ce titre s'appelle "don't let him sleep
away", et franchement, c'est un
grand morceau, de plus de 7 minutes, non retenu à l'époque
du fait du manque de place sur un 33 T. Thierry |
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Musiciens:
Philip
Lynott-Chant et basse/
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