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Sixième
album pour les Américains de THE STREET alors qu'il
n'ont toujours pas acquis de franche reconnaissance de ce côté-ci
de l'Atlantique. Pas non plus prophètes en leur pays puisque,
jusqu'à aujourd'hui, leurs disques se vendent en moyenne
à 2 ou 3.000 exemplaires chacun. Le groupe a donc misé
sur un nouveau label pour améliorer son quotidien. Alors,
The Divine Debauchery va-t-il lui faire franchir un pallier
?
D'abord, reconnaissons que les guys ont mis de sérieux
atouts de leur côté. Un art work magnifique, une
bonne production et un jeu de guitare performant. A cet égard,
pour des musiciens qui se réclament de BON JOVI,
la paire VAUGHN/ MILLER sort quelques méchants riffs
(Shovel ) et un travail en solo parfois impressionnant
(Greetings From The Ghetto). Sur Head Or Be
Dead, on n'est carrément pas loin d'une ambiance
thrashy !
En fait, plus qu'à SAMBORA and co., THE STREET
me ferait penser à un WINGER survitaminé.
Le sens de la mélodie est présent (A Voluntary
Loss Of Innocence) mais ce quintette fait davantage de
bruit que la plupart des groupes de Hard dit mélodique.
D'ailleurs, bien malin qui reconnaîtra une autre source
d'inspiration avouée par le groupe : U2 !
Là où le bât blesse, c'est qu'on a du mal
à retenir un titre de ce nouvel album. A part Light
Of Day, qui a un vrai potentiel radio, on peine à distinguer
les morceaux. Le disque est plaisant sur le coup mais, à
la fin, on se rend compte qu'on n'en a rien retenu ou presque.
Le chanteur est bon (c'est surtout lui qui m'a inspiré
cette allusion à WINGER), les gratteux sont compétents
mais il manque une étincelle à leur boulot. "LE"
refrain qui tue, la ballade émouvante font défaut
ici.
En revanche, THE STREET peut mettre en avant sa grosse
énergie et sa faculté à associer des racines
puisées dans les années 80 et un son à la
pointe du modernisme.
La démarche m'a plu mais les compositions un peu moins.
A vous de voir si oui ou non cet opus fera enfin décoller
la carrière de ces résidents de l'Utah.
Swissidol - 27.01.2008
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