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On
l'a déjà dit: le hard rock a repris du poil de la
bête en Australie depuis un petit bout de temps. Au cours
de ces 2 dernières années, les amateurs de hard
rock qui tâche, qui cogne là où ça
fait mal, ont été comblés gràce à
des groupes comme Green Dollar Colour, Doomfoxx, KORITNI
(la suite de GREEN DOLLAR COLOUR), AIRBOURNE. Voilà
qu'en ce moment déboule dans les bacs de France et de Navarre
"All night long" du trio THE CASANOVAS.
Toutefois, à la différence des autres groupes cités,
THE CASANOVAS n'en est pas à son premier essai discographique.
En effet, ce trio, avant de sortir "All night long",
comptait déjà un premier album éponyme paru
en 2004, ainsi que 2 EPs intitulés "Keep it hot"
(2002) et "Let it ride" (2003).
Qu'en est-il donc, de ce "All night long", second
veritable opus studio de THE
CASANOVAS ? Et bien, cet album est un savoureux cocktail
de hard rock typiquement australien et de pur rock n'roll, le
tout mâtiné d'influences sleaze fort appreciables.
Comme influences, on peut citer pêle-mêle AC/DC,
ROSE TATTOO, KISS, les ROLLING STONES, Bruce SPRINGSTEEN,
Little RICHARD, HANOI ROCKS... Avec de telles références,
ce groupe a donc tout pour rentrer dans mon univers musical.
D'ailleurs, l'album démarre sur les chapeaux de roue avec
"Born to run", un brulôt hard rock
n'roll cru, enjoué, avec des notes de piano virevoltantes
pour égayer le tout et qui, de surcroit, a le don de faire
taper du pied et d'achever l'auditeur gràce à un
final pétaradant. Et en matière de compos à
l'arraché qui dépotent, qui explosent tout sur leur
passage, ce trio australien s'y connait comme l'attestent le punchy
"I din't want you back" (on remarque au
pasage son refrain plus envoûtant), le brut de décoffrage
et franc du collier "Heartbreaker", avec
ses legers relents punkysants. Le reste de l'album est plus axé
sur les mid-tempos, mais n'allez pas pour autant croire que les
CASANOVAS (qui n'ont rien de seducteurs romantiques, soit
dit en passant) se ramollissent, hein ! Le groupe sait toujours
faire preuve d'efficacité, qu'il s'agisse du hard boogie
"Shame on you", bien ancré dans
la tradition du hard australien et parsemé de quelques
cuivres pour une touche plus originale, du catchy et tubesque
"California" qui ne paie pas de mine en
apparence, mais s'avère terriblement contagieux, du très
70's "All night long", tantôt cru,
tantôt plus aerien et mélodique et qui rappelle par
moments le refrain du "Sweet emotion"
d'AEROSMITH, du bluesy "Too much",
très typé "american dream", ou encore
des nerveux et crades "Ain't coming down",
lorgnant plutôt, lui, du côté du sleaze-rock
façon HANOI ROCKS, et "Overload".
Les CASANOVAS auraient atteint le sans-faute s'il n'y avait
pas eu cette cover de ZZ TOP "I thank you",
pas franchement réussie selon moi. M'enfin, peut-être
qu'en live, ça le fait davantage...
En tout cas, voilà un superbe album de la part des CASANOVAS.
Voilà là du hard rock sincère, cru et mélodique
juste comme il faut. Le chanteur (et accessoirement guitariste)
Tommy BOYCE sait utiliser sa voix à bon escient:
tantôt agressive, tantôt plus mélodique. Qui
plus est, il n'y a pas la moindre ballade sur cet album où
le groupe évolue par moments sur le fil du rasoir. En gros,
voilà du bon hard rock australien à consommer sans
modération.
Trendkill - 28.11.2007
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