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Après le cultissime et incontournable "Reign in blood"
tout le monde attendait SLAYER au tournant : allaient-ils réussir
l'exploit de surpasser cet album monumental ? Et là, la
surprise fut grande. SLAYER a eu le
génie et l'audace de ne pas sortir un "Reign in blood"
part II... Même si aux premiers abords le tempo semble avoir
ralenti, même si Araya "hurle" moins ces textes,
SLAYER a gagné en noirceur, le côté malsain
de leur musique étant mis plus en avant. Les guitares sont
encore plus incisives, la batterie percutante et le chant, plus
posé, est terriblement
accrocheur et malsain.
D'une lenteur morbide "South of heaven" débute
l'album, sombre et terrifiant, puis déboule deux titres
furieux "Silent scream" (Lombardo excelle derrière
ses fûts...) et "Live undead". Changement de rythmes
avec "Behind the crooked cross" qui sonne "presque"
rock (!!) et le provocant "Mandatory suicide" qui traite
du suicide chez les jeunes(la pochette
du maxi a d'ailleurs été censuré - SLAYER
étant désormais dans la ligne de mire des censeurs
puritains américains du PMRC).
La face B redémarre intensément avec "Ghost
of war" (la guerre étant devenu un thème de
prédilection pour le groupe) "Read between the lies"
qui s'en prend ouvertement aux évangelistes américains
et leur bourrage de crânes - suivi du
speed "Cleanse the soul" qui déborde d'énergie,
pour terminer sur "Spill the blood", titre relativement
lent, au chant lancinant, quasi-hypnotique. A noter également
la présence d'une reprise de Judas Priest "Dissident
aggressor" tirée de "Sin afetr sin" qui
vaut le détour.
"South of heaven" s'avère être un album
monumental, intense du début à la fin, sans consession.
Certains l'ont dénigré à sa sortie, car ils
esperaient écouter un "Reign in blood" bis répétita.
La facilité a été exclue et c'est là
que l'on peut rendre hommage à SLAYER. Etienne
- 09/09/2003
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