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CD1
– El Rock Me Mata
Enfin, le voilà
ce nouvel album de SHERPA, après son «Guerrero
En El Desierto» de 2004 qui signait son retour sur le devant
de la scène musicale espagnole, l’on était en droit de se demander
si ce n’était qu’un disque de passage ou un retour définitif.
Nous voilà rassurés !
Si en 2004 SHERPA se la jouait dans un style
plutôt rock hard, aujourd’hui avec son nouvel opus "El Rock
Me Mata"(le rock me tue), nous avons à faire à du gros hard-rock,
voire même assez métal.
D’ailleurs SHERPA aujourd’hui se veut plus comme un groupe plutôt
qu’un nouveau projet solo. Les musiciens qui l’accompagnent sont
les même sur scène que sur disque. Toujours présents à l’appel,
le batteur Hermes CALABRIA, son copain de l’époque BARON ROJO, ainsi que deux guitaristes
Luis CRUZ et Raul RODRIGO qui
viennent parfaire le groupe.
Le très populaire Miguel Angel COLLADO est venu
prêter main forte sur un titre pour y placer son orgue hammond.
«Angeles De La Ira» en guise d’introduction
à l’album, est le moins bon du disque, plutôt lent, lourd et sombre,
un genre inhabituel pour SHERPA, malgré un excellent
solo de guitare.
«El Fuerte Eres Tu» tranche de suite
avec un rythme assez rapide et son refrain accrocheur, un titre
bien dans la veine du Baron des 80s.
«Ser Libre» avec son riff très carré
et son refrain très court est indéniablement taillé pour la scène.
«Yo Por Ti» est vraiment excellent,
plutôt mi-tempo et mélodique, un titre très intimiste en réalité
et empreint de gaieté.
«Ajedrez Mortal» est le cas typique
d’un morceau bien dans l’esprit de BARON ROJO,
dans une veine très métal et fort bien construit, un titre qui
à mon avis devrait ouvrir les concerts de SHERPA.
«Campo De Concentracion» est en fait
un titre issu du double live «Baron Al Rojo Vivo» de 1984. Littéralement dépoussiéré, de l’orgue hammond y a été
rajouté, ce qui lui donne un côté 70 très jouissif.
«A Los Rebeldes De Corazon» est un hymne
en puissance, avec son sentiment de joie et chanté quasi intégralement
en chœur, ce titre devrait finir de parfaire de bons concerts
en apothéose.
L’album se cloture avec une superbe balade, et quelle balade !
acoustique avec juste un phrasé de guitare électrique discret, «Silla De Metal» est une merveille,
la voix du sieur SHERPA y est somptueuse.
Une des deux plus belles balades espagnoles que j’ai jamais entendu
!
CD2 – Sherpa vivo
En guise de cadeau
SHERPA nous offre ce live enregistré le 16 décembre
2006 à la Salla copernico de Madrid , filmé il devrait faire l’objet
d’une sortie DVD pour la fin du printemps ou le début de l’été.
Sur les 14 titres, 4 sont issus de «Guerrero En El
Desierto», les 10 autres sont des titres issus du
répertoire de BARON ROJO.
Le concert commence avec la musique du film « Rencontre Du 3ème
Type » de Steven Spielberg, vraiment sympa comme entrée en matière,
suivi du titre éponyme de l’album cité deux lignes plus hautes.
Je ne vais pas détailler tous les morceaux, mais sachez que l’on
y retrouve les standards du Baron tels
que « Resistiré », «Siempre Estàs Alli»,
«El Malo» dont le refrain est chanté
en chœur par le public, le superbe instrumental «El
Baron Vuela Sobre Inglaterra» ou le batteur Hermes
CALABRIA est particulièrement mis à l’honneur. De plus
Hermes nous gratifie d’un énorme solo en ouverture de «Casi
Me Mato» toujours aussi vindicatif.
Que dire de plus, j’aime beaucoup ce live, malgré le fait que
le son n’y est pas parfait, il serait même brut de décoffrage,
mais c’est ainsi que je préfère un enregistrement public, une
seule date, et c’est dans la boite.
La voix de SHERPA n’y est pas exceptionnelle, loin de là, mais
assez puissante.
En guise de conclusion, SHERPA est définitivement
de retour, çà c’est la bonne nouvelle, avec un bon album, auquel
nous aurions pu nous attendre à un peu mieux, mais je pense qu’il
se cherche encore. Je suis persuadé que la bombe de SHERPA sera pour le prochain album. En tous cas, le rock espagnol a retrouvé
son dinosaure, son plus grand compositeur et son plus grand vocaliste
! Non de dieu, il y a des jours ou j’eusse aimé être né de l’autre
côté des Pyrénées.
Volumenbrutal
- 20.06.2007
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