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Lonesome
crow - 1972
Fly to the rainbow - 1974
In trance - 1975
Virgin killer - 1977
Taken by force - 1977
Tokyo tapes - 1978
Lovedrive - 1979
Animal magnetism - 1980
Blackout - 1982
Love
at the first sting -
1984
World wide live - 1984
Savage amusement - 1988
Crazy world - 1990
Face the heat - 1993
Live bites - 1995
Pure instinct - 1996
Eye to eye - 1999
Moment of glory - 2000
Acoustica - 2001
Unbreakable - 2004
Humanity
Hour 1- 2007
Sting
In The Tail - 2010
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SCORPIONS
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Style
- Hard
Rock
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Connexion
-
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Formé
en 1965
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Origine
- Allemagne
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85/100
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Sting
In The Tail - 2010 - Album
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01. Raised On Rock
02. Sting In The Tail
03. Slave Me
04. The Good Die Young
05. No Limit
06. Rock Zone |
07. Lorelei
08. Turn You On
09. Let's Rock
10. SLY
11. Spirit Of Rock
12. The Best Is Yet To Come |
"Voilààààà,
c'est finiiiii...." (air connu). En effet, qui aurait cru
que, 38 ans après ses débuts discographiques, SCORPIONS
achèverait sa carrière sur ce Sting In The Tail
à la triste pochette, après avoir publié
pas moins de 17 albums studio et 4 live ? Le groupe l'a dit lui-même,
ce dernier album a été conçu avant que les
teutons ne décident de prendre leur retraite, ce qui rend
la chose encore plus poignante. Car cet opus, dont le titre pourrait
être traduit par "Une mauvaise surprise" (l'expression
so british ici utilisée est totalement intraduisible),
est une réussite indéniable. Après un Unbreakable
annoncé à tort comme un mix entre Blackout
et Love at First Sting, un Humanity-Hour 1 fort
inspiré et ambitieux mais trop expérimental pour
les fans purs et durs, Sting In The Tail constitue une
sortie de scène en beauté, à classer quelque
part entre Blackout, Crazy World et Humanity (pour
ce côté moderne représenté par le premier
et excellent single The Good Die Young.
Le
groupe fait parler la poudre dès le premier titre, avec
un " Raised On Rock " de fort belle
facture, même si l'on regrette qu'il n'ait pas été
composé par la légendaire paire MEINE/SCHENKER.
Cet hymne à la gloire du rock, doté de paroles
à la AC/DC, est d'ailleurs le premier morceau
du groupe entièrement créé par des compositeurs
extérieurs (en l'occurrence les deux producteurs suédois
de l'opus, Mikael Nord ANDERSSON et Martin HANSEN). Nos
deux germains favoris nous prouvent néanmoins rapidement
qu'ils en ont encore dans la besace, puisqu'ils dégainent
une cartouche entièrement de leur cru avec l'agressif
Sting In The Tail. Premier titre joué lors
des concerts actuels du combo, cette pépite nous montre
un groupe décidé à en découdre.
Alors que la voix (très aiguë sur ce titre) de Klaus
MEINE nous ramène à la bonne époque
de Crazy World, Matthias Jabs se décide
enfin à sortir de sa tanière pour nous proposer
des soli bien plus longs que sur les deux albums précédents,
pour notre plus grand bonheur.
Et
si les amoureux de Humanity-Hour 1 (dont fait partie
votre serviteur) regretteront un certain manque d'audace et
une certaine régression, le groupe se "contentant"
d'aligner les riffs 4 temps, comment rester insensible à
l'écoute d'un petit brûlot comme Slave Me,
dont l'intro " bombastic " provoque une envie folle
de s'inscrire à un concours d'air guitar ? Les titres
hard rock, à l'exception du plat et prévisible
Spirit Of Rock ", sont d'ailleurs tous d'excellente
facture : le rageur No Limit, le speedé
Rock Zone , et surtout le tubesque Turn
you on. Survolté et très doté d'une
énergie positive que seuls les arachnides allemands sont
capables de développer (leur marque de fabrique), ce
dernier constitue sans doute le meilleur morceau d'un opus qui
ne manque pourtant pas d'excellents moments. Et une nouvelle
fois, quel solo ! Mais diable pourquoi ce titre n'est-il pas
interprété live ?
Bien
entendu, les ballades sont également de la partie. Au
nombre de 4, elles démontrent une nouvelle fois tout
le savoir-faire des Scorpions en la matière. " The
good die young ", mentionnée plus haut, uvre
dans la ballade modern-rock, permettant à l'émotion
de poindre grâce à des riffs plaqués bien
sentis. " Lorelei ", avec ses claviers un peu cheap
il est vrai, est sans doute la ballade la plus poignante de
l'opus. Riche en harmonies, elle s'insinue peu à peu
dans l'esprit de l'auditeur et grandit au fil des écoutes,
pour s'imposer comme un véritable petit chef-d'uvre.
Power-ballad dans la plus pure tradition, " Sly "
déçoit quant à elle quelque peu, la faute
à des arpèges largement inspirées de celles
jouées sur " Send me an angel ". Gênante
au début, cette similitude dans les intros de ces deux
morceaux laisse finalement la place à une émotion
à fleur de peau générée par la voix,
tantôt tendre, tantôt poignante d'un Klaus Meine
sur lequel le temps semble décidément ne pas avoir
d'emprise.
C'est
sur une dernière ballade que s'achève ce dernier
opus des Scorpions. " The best is yet to come ", avec
ses paroles optimistes et ses " Heya heyo " entraînants,
offre une conclusion parfaite. Ce n'est pas le temps des pleurs,
profitons tant qu'il en est encore temps. Alors achetez cet album,
et filez voir le groupe sur scène avant qu'il ne soit trop
tard. Alors que nombre de combo sortent par la petite porte Scorpions
s'en va, avec les honneurs qui lui sont dus, par la grande, la
très grande porte. Un géant musical s'éteint,
mais son immense patrimoine musical continuera, c'est certain,
d'illuminer plusieurs générations pendant les décennies
à venir. Peut-on rêver meilleure sortie ?
Gegers - 10.08.2010
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Musiciens:
Rudolf Schenker
(Guitare)/ Klaus Meine (Chant)/ Mathias Jabs (Guitare)/ Pawel
Maciwoda (Basse)/ James Kottak (Batterie)
Producteur:Mikael
"Nord" Andersson - Martin Hansen
Label: Universal
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