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Pour
ceux qui ne souhaitent pas lire la chronique, je ne les fais pas
patienter davantage : cet album live est grandiose ! Pour les
autres, je vais tenter de développer un peu plus
«
On stage » est donc le premier live du Rainbow de Ritchie
Blackmore (ex Deep Purple, mais est-il besoin de le préciser
?), et apporte une superbe illustration de la première
ère du groupe et son line-up de rêve avec Ronnie
James Dio au chant et Cozzy Powell derrière les fûts.
Malgré un nombre restreint de titres, lalbum approche
lheure de musique. Le son peut paraître vieillot mais
léquilibre est parfait et tous les instruments sentendent
à la perfection.
Les
affaires débutent avec un « Kill the King »
enlevé qui brille par son duel guitare /clavier sur linstrumental,
et un Dio déjà en état de grâce.
La
version de « Man on the silver mountain » est une
chanson plus mid-tempo, avec un riff plus rythmé, typique
du sieur Blackmore. Le jeu de batterie de Cozzy Powell apporte
beaucoup à ce titre, notamment avec la petite touche de
double grosse caisse à lapproche du refrain. Lorsque
vient le moment de linstrumental, le groupe nous emmène
vers dautres horizons avec un instrumental blues et encore
un duel guitare / claviers. Dio reprend alors le micro et entame
lair de « Startstruck » immédiatement
suivi par tout le groupe pour quelques mesures. Ronnie James Dio
reprend alors seul le refrain de « Man on the silver mountain
». Le reste du groupe réapparaît pour avec
une dernière interprétation puissante du riff et
vient mettre un terme à 11 minutes de bonheur.
Changement
radical dambiance à lentame de « Catch
the rainbow » : arpèges fins, batterie feutrée,
mélodie fine
Intimité et mélancolie
nous porte jusquà un instrumental absolument sublime,
gagnant à chaque seconde davantage en intensité
et en puissance, porté par les multiples breaks de Cozzy
Powell et la guitare envoûtante de Blackmore. LE morceau
de bravoure de lalbum.
Avec
« Mistreated », on revient aux heures de gloire du
Pourpre Profond. Linterprétation est grandiose, bien
que sans réelle surprise. La guitare est à lhonneur
avec sa longue improvisation au milieu du morceau puis la superbe
montée finale. Le jeu y est typique de Ritchie Blackmore.
Puis
résonnent les sonorités médiévales
de lintro de « Sixteenth century greensleeves ».
Encore un exercice de style signé Blackmore. Jadore.
Le contraste lorsque le riff arrive est saisissant. Celui-ci est
puissant, mid tempo, rythmé. La chanson dans son ensemble
est représentative de cette époque dorée
de Rainbow.
«
Still Im sad » vient clore ce live, mais de quelle
façon ! Linterprétation de ce titre est phénoménale
! Mettre un seul musicien en avant serait une erreur tant tous
excellent.
Bref,
vous laurez compris, je voue un véritable culte à
cet album qui présente le meilleur visage de la meilleure
formation ayant composé Rainbow ! Tercio
Oyster - 12.09.2004
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