| On
change le batteur et le chanteur. Remplacer Cozy Powell derrière
les fûts n'était pas aisé tant le style de Cozy
si particuier pose une empreinte sur le groupe qu'il rythme. Même
si Bob Rondinelli s'est sort bien, un peu du charme de RAINBOW a
disparu. De toute façon, la personalité de Ritchie
Blackmore en impose tellement que le reste est du ressort de l'anecdote.
Et bien, pas vraiment !! Joe Lynn Turner modifie totalement la tonalité
du groupe : chant plus aigü, moins sombre, légèrement
rauque. J'en fais crier si je dis qu'il produit dans ce disque une
de ses meilleures prestations ? Pour cela, il est aidé par
les compositions particulièrement réussies de ses
compagnons, Ritchie en tête. Presque chaque morceau est une
single en puissance. L'ambiance qui se dégage est tout de
même orientée FM, et le chant clair de Joe Lynn et
l'aspect tubesque de la majorité des compositions n'y sont
pas étrangers.
Ce
qui frappe aussi, c'est la sensation de totale liberté
de Ritchie. Les soli portent la signature du maitre et donne un
air pittoresque à certains morceaux FM ("Can happen
here" et "Magic").
Tout
ceci n'est que de la forme... car le fond est formidable ! L'album
commence par "I surrender", composé par Russ
Ballard. Un tube. Bien que carrément FM, il n'est pas mièvre
du tout, au contraire. Ensuite "Spotlight Kid", titre
plus speed, vraiment énergique et le solo harmonique de
Ritchie et Don est superbe. Ensuite, arrive ce qui pour moi est
le morceau phare de l'album "No release". Ambiance glauque,
plusieurs "mouvements". Du grand art. Passons sur le
hyper FM "Magic", agréable. L'instrumental qui
suit est une curiosité.
La deuxième face (je l'ai en vinyl ! :-D) commence par
le tubesque "Can happen here". Bien enlevé. C'est
un bon morceau. Le morceau suivant "Freedom fighter"
est énergique, agréable, bien troussé et
comporte un solo très curieux tel que seul Ritchie peut
avoir l'idée. Et c'est une réussite. "Midtown
tunnel vision" aurait trouvé sa place sur un album
comme "Rising". Il est, hélas, un ton en dessous
et se laisse écouter.
L'instrumental qui clot l'album est une reprise de l'hymne à
la joie du 4ème mouvement de la 9ème symphonie de
Beethoven. Mon goût très modéré pour
les instrumentaux aurait pu être mis à rude épreuve
!!! Force est de constater que celui-ci est une merveille du genre
: Le début est effectivement une reprise joyeuse qui se
transforme ensuite en soli de clavier et de guitare très
inspirés. Est-ce que ce titre plait à tout le monde,
je ne sais pas, mais la performance artistique est vraiment intéressante.
RAINBOW
signe un album qui s'écoute du début à la
fin avec plaisir et le style FM, entrecoupé de moments
pittoresques, n'est que l'enveloppe d'un métal plus sombre
et très inspiré. FineLizzyX
- 29.08.2005
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