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Comment
le préférez-vous ? Merveilleusement monstrueux ou
monstrueusement merveilleux ? Perso, c'est merveilleux et
monstrueux
S'il y avait bien un album que j'attendais fébrilement,
c'est bien le dernier opus de PARADISE LOST.
En cela, l'effort de promotion de Century Records et du groupe
a bien fonctionné, distillant des infos alléchantes
et, sur la fin, des nouveaux morceaux en écoute sur le
MySpace des Britanniques.
Même si cela fait quelques temps que j'ai ce disque, c'est
toujours sous le choc que je vous livre mes impressions. Il tourne
pratiquement en boucle depuis lors. Je n'arrive pas à m'en
défaire, ni à m'en dépêtrer.
Monstrueux, Faith Divides Us, Death Unites Us l'est par
le son, par la puissance qui se dégage des morceaux. La
première chose qui retient l'oreille est le chant et la
tonalité de la voix de Nick HOLMES. J'étais
tenté d'écrire " des voix " car jamais
il n'a joué autant de ses différentes intonations,
passant du velours suave au rauque effarant, bouleversant les
paysages auditifs. Lorsque j'ai eu la chance de pouvoir le lui
dire, il m'a répondu, élégant de modestie,
qu'il fallait cela pour sublimer les riffs de guitares !!! Croyez-moi,
ce n'était pas un effet de style
La tonalité générale de l'album est tout
aussi impressionnante. " Heavier, darker " avaient
dit Greg McINTOSH et Nick HOLMES, compositeurs du
groupe. Pari tenu. Jamais depuis Icon en 1993, PARADISE
LOST ne nous a livré un tel cadeau. Puissance, lourdeur
et ténèbres sont au rendez-vous. Du doom métal
de très très grande facture. Sans artifice, sans
gimmick grotesque - une seconde de choeur lyrique, une nappe de
clavier, un bruit ; juste ce qu'il faut pour rendre palpable le
malaise de vivre. Le son est là, brutal, organique, lourd,
éclairé de riffs de guitares glacés et aiguisés
comme un scalpel. Ce son, cette puissance sont la marque du groupe
présente dans tous leurs albums (si ! même le tant
décrié Host !)
PARADISE LOST a repoussé encore, prouvant que c'est
possible, les limites de l'association de la beauté pure
et de la bestialité, ainsi qu'ils l'avaient annoncé
pour leur précédente uvre (In Requiem,
pour ceux qui ne suivent pas
) Il suffit pour cela d'écouter
le morceau qui donne son titre à l'album, où les
musiciens s'en donnent à cur joie, alternant couplets
assez soft et chorus au souffle atomique
Merveilleux car aucune des compositions ne dépare, montrant
toutes les facettes de ce groupe, forcément inclassable.
L'album prouve ainsi le talent des artistes, que ce soit au travers
de l'impressionnant As Horizon Ends qui ouvre l'album
jusqu'au mélancolique et doom-esque In Truth
qui le termine, passant par Frailty, Living
With Scars, ou le somptueux Last Regret
Je pourrais toutes les citer!
Tout dans cet album, que ce soit la qualité des compositions,
la maîtrise des musiciens ou la limpidité de la production
de Jens BOGREN, confirme PARADISE LOST dans son
rôle de leader incontestable, incontournable.
Les mots peuvent manquer pour décrire les sentiments, parfois
contradictoires, que procure cet album. C'est, à mon avis,
la marque des très grands.
Ma note est, vous l'aurez compris, celle d'un fan devant un chef
d'uvre.
Metalefice - 28.09.2009
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