DISCOGRAPHIE

Lost Paradise - 1990

Gothic - 1991

Shades Of God - 1992

Icon - 1992

Draconian Times - 1995

One Second - 1997

Reflections - 1998

Host - 1999

Believe In Nothing - 2001

Symbol Of Life - 2002

At the BBC - 2003

Paradise Lost - 2005

In Requiem- 2007

Faith Divides Us, Death Unites Us - 2009
PARADISE LOST

Style - Doom / Metal
Connexion -
Formé en 1988
Origine - Angleterre


100/100
Faith Divides Us, Death Unites Us - 2009 - Album
01. As Horizon Ends
02. I Remain
03. First Light
04. Frailty
05. Faith Divides Us, Death Unites Us
06. The Rise Of Denial
07. Living With Scars
08. Last Regret
09. Universal Dream
10. In Truth
Comment le préférez-vous ? Merveilleusement monstrueux ou monstrueusement merveilleux ? Perso, c'est merveilleux et monstrueux…

S'il y avait bien un album que j'attendais fébrilement, c'est bien le dernier opus de PARADISE LOST.
En cela, l'effort de promotion de Century Records et du groupe a bien fonctionné, distillant des infos alléchantes et, sur la fin, des nouveaux morceaux en écoute sur le MySpace des Britanniques.

Même si cela fait quelques temps que j'ai ce disque, c'est toujours sous le choc que je vous livre mes impressions. Il tourne pratiquement en boucle depuis lors. Je n'arrive pas à m'en défaire, ni à m'en dépêtrer.

Monstrueux, Faith Divides Us, Death Unites Us l'est par le son, par la puissance qui se dégage des morceaux. La première chose qui retient l'oreille est le chant et la tonalité de la voix de Nick HOLMES. J'étais tenté d'écrire " des voix " car jamais il n'a joué autant de ses différentes intonations, passant du velours suave au rauque effarant, bouleversant les paysages auditifs. Lorsque j'ai eu la chance de pouvoir le lui dire, il m'a répondu, élégant de modestie, qu'il fallait cela pour sublimer les riffs de guitares !!! Croyez-moi, ce n'était pas un effet de style…

La tonalité générale de l'album est tout aussi impressionnante. " Heavier, darker " avaient dit Greg McINTOSH et Nick HOLMES, compositeurs du groupe. Pari tenu. Jamais depuis Icon en 1993, PARADISE LOST ne nous a livré un tel cadeau. Puissance, lourdeur et ténèbres sont au rendez-vous. Du doom métal de très très grande facture. Sans artifice, sans gimmick grotesque - une seconde de choeur lyrique, une nappe de clavier, un bruit ; juste ce qu'il faut pour rendre palpable le malaise de vivre. Le son est là, brutal, organique, lourd, éclairé de riffs de guitares glacés et aiguisés comme un scalpel. Ce son, cette puissance sont la marque du groupe présente dans tous leurs albums (si ! même le tant décrié Host !)

PARADISE LOST a repoussé encore, prouvant que c'est possible, les limites de l'association de la beauté pure et de la bestialité, ainsi qu'ils l'avaient annoncé pour leur précédente œuvre (In Requiem, pour ceux qui ne suivent pas…) Il suffit pour cela d'écouter le morceau qui donne son titre à l'album, où les musiciens s'en donnent à cœur joie, alternant couplets assez soft et chorus au souffle atomique…

Merveilleux car aucune des compositions ne dépare, montrant toutes les facettes de ce groupe, forcément inclassable. L'album prouve ainsi le talent des artistes, que ce soit au travers de l'impressionnant As Horizon Ends qui ouvre l'album jusqu'au mélancolique et doom-esque In Truth qui le termine, passant par Frailty, Living With Scars, ou le somptueux Last Regret… Je pourrais toutes les citer!
Tout dans cet album, que ce soit la qualité des compositions, la maîtrise des musiciens ou la limpidité de la production de Jens BOGREN, confirme PARADISE LOST dans son rôle de leader incontestable, incontournable.
Les mots peuvent manquer pour décrire les sentiments, parfois contradictoires, que procure cet album. C'est, à mon avis, la marque des très grands.
Ma note est, vous l'aurez compris, celle d'un fan devant un chef d'œuvre.

Metalefice
- 28.09.2009
Musiciens: Nick Holmes (chant)/ Gregory Mc Intosh (guitare-claviers)/ Aaron Aedy (guitare)/ Stephen Edmondson (basse)/ Adrian Erlandsson (batterie)
Producteur: Jens BOGREN
Label: Century Records

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