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Il
s'agit d'un des side projects de Mike Portnoy, le batteur extra
terrestre de Dream Theater. On y retrouve d'ailleurs son ex-coéquipier
Kevin Moore aux claviers! Sont également présents
le guitariste de Fates warning Jim Mattheos ou, en guest sur un
titre, Steven Wilson de porcupine Tree.
A la base, Portnoy et Mattheos avaient en tête d'écrire
un morceau-fleuve (à la "Octavarium") mais Moore
en a ras le bol des gros plans progressifs alors le groupe a décidé
de découper la chanson géante en titres courts.
Le clavieriste s'est du coup lâché sur les samples
et arrangements en tous genres ("Memory daydreams lapses")
pour une ambiance assez sombre et...robotique. C'est Moore qui
assure le chant et son timbre monocorde confirme cette impression
de froideur("The new math"). Heureusement, une gratte
acoustique vient ici ou là donner un côté
plus humain au disque et certains arpèges rappellent logiquement
Fates warning ("When you're ready"). Mais, globalement,
cela manque d'émotion à l'image du trop long "The
thing that never was" qui donne une idée de là
où Mike et Jim voulaient aller au départ. Même
la reprise de Pink Floyd ("Set the controls for the heart
of the sun") apparait glaciale et un poil longue.
Cependant, plusieurs bons morceaux sont à signaler comme
"Shutdown" (avec Wilson au micro), "Dirt from a
holy place" ou "New mama" et ses dialogues qui
lui donnent un petit côté..."Pulp fiction"!
Un album assez experimental qui est intéressant mais dont
la froideur finit par rebuter un peu. Non pas qu'il soit mauvais
(loin de là !) mais il n'est pas non plus inoubliable.
Après tout, n'est-ce pas logique pour un side project?
Swissidol - 05.03.2006
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