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Nous
sommes en 1988, Jake "E" Lee vient de quitter Ozzy Osbourne
et ce dernier cherche en vain la perle rare pour remplacer Jake
à la guitare. C'est alors qu'un ami lui parle d'un jeune
homme du nom de Zakk Wilde et qui joue dans des bars du New Jersey.
La première pensé de Ozzy à la vue de Zakk
fut "putain encore un autre clone de Randy Rhoads",
mais si Zakk en effet lui ressemblait il avait un son vraiment
différent... Pas moins bon, pas meilleur, différent.
Chaque guitariste a eu une forte influence sur la musique de Ozzy,
avec Randy on est rentré dans les clichés du heavy
métal (attention cela ne veut pas dire mauvais au contraire),
avec Jake on a eu droit au heavy plus "FM", avec Zakk
on rentre dans un ère différente indéfinissable.
Avec Randy Ozzy avait retrouvé sa joie de vivre, avec Jake
il avait presque sombré dans la folie, avec Zakk il a retrouvé
la foi, perdu du poids et s'est mis à porter les mêmes
lunettes de soleil que John Lennon (son idole).
Voila pour le contexte, parlons maintenant de l'album. Dès
le premier titre tout est dit : "j'ai un nouveau guitariste,
un nouveau son, un nouveau style alors accrochez vous", cette
chanson sans être la meilleure de l'album (loin de là)
permet de rentrer directement dans l'album.
S'ensuivent "Devil Daughter" et "Crazy Babies"
aux fiffs assasins (parmis les meilleurs jamais trouvés
par Ozzy) et enfin celle qui est (selon moi) la meilleure de l'album
: "Bloodbath in paradise" et son intro qui aurai bien
pu provenir d'un album de Cradle of filth. On a ensuite droit
à une première ballade "fire in the sky"
dans la grande tradition des "power ballades" du madman
(exemples : tonight, revelations (mother earth)) dont il a toujours
su garder la recette.
On retourne ensuite dans le bon, vieux heavy jubilatoire avec
"tatooed dancer" et "demon alcohol" pour finir
sur les piqures de rappel "the liar" et un live de "miracle
man" (disponibles uniquement sur la récente réedition).
Conclusions : Oui Zakk est apte à nous faire oublier Randy
(pas tout à fait quand même, il rest l'un des plus
grand guitaristes de tous les temps) avec son son lourd dans les
riffs et torturé dans les solos. Mais il manque quelque
chose à cet album, quoique exellent, grandiose, sans défauts
(comme tous les albums d'Ozzy) ce qui manque c'est cette touche
de magie propre au madman qui fait briller certains de ses albums
plus que d'autres et qu'on retrouvera sur l'album suivant "No
more tears" dont cet album est une bonne introduction.
Requiem - 24.02.2004 |