S/T
- 1991
OUTLAW BLOOD

Style - Hard rock US
Connection -
Origine - Etats unis
Site web

S/T - 1991 - Album
1. Tower Of Love
2. Body And Soul
3. Last Act
4. Sink My Teeth
5. Everyday I Die
6. Soul Revival
7. I'm In Shock
8. Red, Hot & Blue
9. Slave To Love
10. Fall Thru The Cracks
11. Hollywood Babylon
Chaque courant musical respecte un minimum de codes, gimmicks qui bien souvent découlent directement d’un « gros » groupe » ayant fait un carton peu avant.
Le Hard-US n’échappe pas à ce respect d’une certaine « identité visuelle » héritée de l’  « après  Appetite for destruction ». Le verso de la pochette nous montre cinq musiciens entourés d’amplis Marshall et exhibant fièrement leurs Gibson et Fender prêtes à délivrer des riffs que l’on imagine déjà acérés. Quant au recto, cette même pochette nous renseigne quant à l’orientation plutôt Fun et coquine du style musical ; un loup « Tex Averyen » nous aguiche de son œil débonnaire en s’en grillant une petite et nous incite par la même occasion à prêter attention quelques minutes à ce disque.
Mais si la proie a été ferrée, encore faut-il que le contenu soit à la hauteur du contenant…
Le premier morceau « Tower of love » et les premières influences ; un couplet et un bridge qui lorgnent vers le Billy Idol pour le chant avec un zeste de chœurs « Def Leppardiens » sur un refrain autoroute. C’est du bon, du très bon même. Un tube imparable avec des lyrics déjà « classiques » : « Tower of love, made a mountain of metal out of flesh & blood » !
“Body & soul”, l’épaule n’a pas le temps de refroidir et bouge déjà à l’unisson de pieds qui ne peuvent se retenir d’accompagner le rythme d’un refrain aussi imparable que le précédent. Malgré des paroles faisant référence à une culture des plus « respectables » (Dali, Mona Lisa…), c’est bien de luxure dont il est question… Musicalement, le chanteur Mark Mc Coy s’affranchit du joug de Billy Idol pour rejoindre un registre des plus adaptés au Rock-US, aidé en cela par des musiciens au-dessus de tout soupçon.
Une fois le bottleneck ajusté au doigt de Rick Harchol le lead-guitarist, le tempo se calme un peu l’espace d’un titre plus « roots », ancré dans les racines ricaines. La mélodie reste néanmoins des plus accrocheuses et devrait ravir tous les adeptes de la slide-guitar.
L’usine à tubes est de retour avec « sink my teeth » qui par ses aspects R N’R et les lyrics tendent vers un Zodiac Mindwarp méchamment inspiré. Encore un bridge Def Lep’, un piano bastringue sous le solo de guitare et les réflexions d’un homme qui sollicite sa girlfriend pour un besoin des plus impérieux. Des « oh, oh » et autres « yeah, yeah » viennent parfaire le tableau d’un morceau qui nous offre les meilleurs clichés du style. Un must !
Vont-ils savoir gérer la sempiternelle ballade ?
Mission accomplie avec « Everyday i die » où le héros « chaud lapin » (cf les morceaux précédents…) s’est fait « piquer » et implore le retour de son « unique » qui n’a pas supporté de ne pas vraiment l’être… Une jolie ballade avec une âme.
« Soul revival », piano et guitares de concert pour ce morceau qui n’attend pas le refrain pour être incontournable et reprend l’inspiration effrénée des premiers titres avec le même thème de prédilection. Peut-être le refrain le plus efficace d’un album qui n’est pourtant pas en reste de ce coté là. De lointaines influences Aerosmithiennes pour le chant de la fin et le refrain, groupe qui sera de nouveau cité avant la fin de la chronique.
« I’m n shock » ; un morceau en deçà des précédents avec des sonorités « Asphalt Ballet » tant au niveau de la musique que du chant … mais pas aussi inspiré. Malgré ces réserves, la qualité reste des plus décentes. Les paroles me direz-vous ? Vous l’aurez compris… encore les relations humaines « horizontales ».
« Red, hot & blue » ; et une intro « à la » Bang Tango et une… ! Un riff et une ligne de basse AC/DCienne et c’est le chanteur qui l’avoue : « I got a one track mind for you ». Il ment et nous le savons maintenant ; il fait plutôt une « fixette » sur la gente féminine en général ! Encore une fois moins inspiré mais on prend quand même facilement.
« Slave to love » et une deuxième lampée de bottleneck. Une seconde ballade et il y a encore de la tromperie dans l’air mais… à l’envers cette fois-ci ! Juste retour des choses, les cornes changent de tête. Un poil plus faible que « Everyday i die », elle reste largement au dessus de la moyenne par rapport à la multitude de ballades de cette époque.
« Fall thru the cracks » ; encore le croisement improbable de Leste/Idol et Def Lep’ avec une fois de plus une histoire d’ « amour » et un refrain qui nous incite à appuyer sur le champignon. Le batteur Larry Aberman use de sa « cow bell » si représentative de ce genre musical.
« Hollywood Babylon », un titre qui sonne classique sans pour autant être le morceau le plus inspiré et qui parle d’un secteur géographique propice au contenu des lyrics. Une grosse caisse entraînante, des chœurs efficaces, il n’en faut pas plus.

Malgré un album que je considère exceptionnel, Outlaw Blood n’a pas eu le succès associé pour des raisons sans doute très éloignées de la qualité des compos. Sorti en 1991 dans un style saturé depuis de nombreux mois, le groupe a dû faire face , comme si ça ne suffisait pas, à l’émergence d’un style considéré plus « protestataire » qui, il faut bien l’avouer, était à des années-lumière surtout concernant les thèmes abordés. Pourtant, Outlaw Blood comptait en son sein, un guitariste-compositeur Marti Frederiksen qui, après avoir certainement attendu que l’  « orage passe » a retrouvé le devant de la scène une décennie plus tard. Enfin, le devant si l’on veut puisqu’il s’agit plutôt du chemin des crédits en devenant petit à petit un song-writer réputé épaulant guitare et plume à l’appui des « pointures » telles Aerosmith, Richie Sambora, Ratt, Sheryl Crow et j’en passe et des meilleurs… Frank - 10.09.2004

Musiciens: Marc McCoy-chant/Marti Frederiksen-guitare/Rick Harchol-guitare/Nick Parise-basse/Larry Aberman-batterie

Lu fois
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