Frequencies
from planet ten - 1997
Time travelling blues - 1998
The big black - 2000
Coup de grace - 2002
Thieving from the house of god - 2004
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ORANGE GOBLIN
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Style
- Stoner
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Connection
-
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Origine
- Angleterre
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90/100
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Time
travelling blues
- 1998 - Album
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1.
Blue Snow
2. Solarisphere
3. Shine
4. The Man Who Invented Time
5. Diesel (Phunt) |
6.
Snail Hook
7. Nuclear Guru
8. Lunarville 7, Airlock 3
9. Time Travelling Blues
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Dans
la famille stoner-rock, je demande: Orange Goblin. Ce quintette
anglais a sorti en 1998 son deuxième opus intitulé
"Time travelling blues" et celui-çi fait la part
belle aux gros riffs. Sorti chez Above Records, un label indépendant,
"Time travelling blues" a une pochette à la fois
space et très rock n'roll.
Musicalement, cet opus de Orange Goblin est éloigné
des tendances en vogue à l'époque où il sort.
Lors de l'intro du premier titre "Blue snow", on entend
le vrombissement d'une moto prête à démarrer,
ensuite la batterie, appuyée par des lignes de basse pesante,
sert de rampe de lancement aux riffs heavy et à la voix du
chanteur Ben Ward. Ce mid-tempo, lourd mais pas trop, a un parfum
teinté 70's et fait mouche, bien servi par 2 bons solos de
guitare. Cet album commence bien et ce titre, à lui seul,
contient des choses qui ont fait cruellement défaut aux groupes
mainstream de l'époque. Vous avaez dit alternative aux tendances
à la mode ? Orange Goblin se pose là.
Ce combo confirme par la suite avec "Solarisphere" dont
l'intro permet aux riffs de monter en puissance et n'est pas foncièrement
différent de ce que fait Corrosion of Conformity, par exemple.
"Shine" est également un titre intéressant
avec son début calme à la fois planant et hypnotique(sur
le coup, on croirait que le chanteur est vraiment sous substances
hallucinogènes), puis le morceau se durcit sensiblement avec
les riffs heavy et les vocau plus hargneux. Voilà un titre
qui, en s'écartant du schéma habituel couplet/refrain/couplet/refrain,
a un côté expérimental fort intéressant.
"The man who invented time" qui suit est bourré
d'énergie, appuyé par une rythmique puissante et se
signale par quelques changements de rythme et accélérations
de fort belle facture. En tout cas, ça dépote et ça
fait plaisir d'entendre les guitares rugir et virevolter de cette
façon. L'instrumental heavy "Diesel (phunt)" marque
une petite pause, et le groupe anglais reprend son envol avec "Snail
hook"
qui commence par une longue jam instrumentale avant que le chant
tantôt clair, tantôt hargneux de Ben Ward n'arrive.
Ce titre est surtout marqué par l'alternance couplets softs,
voire planants et refrain plus heavy, ainsi qu'un final en roue
libre. "Nuclear guru" commence comme un mid-tempo mélodique,
avant que la section rythmique ne le fasse basculer dans un rock
n'roll vitaminé et déjanté, puis s'achève
enfin de manière plus aeriènne, planante. L'album
se poursuit avec "Lunaville 7, Airlock 3" tantôt
mid-tempo, tantôt plus "rock n'rollement" endiablé,
puis enfin "Time travelling blues", qui commence comme
une magnifique power-ballad bluesy agrémentée de quelques
notes de piano, avant que les riffs heavy ne durcissent sensiblement
le ton, et qui rappelle tout de même à ceux qui l'auraient
oublié d'où viennent les racines de la musique americaine.
Cela nous fait un total de 9 chansons. Pas une de plus, pas une
de moins. On peut regretter que l'album soit trop court car celui-çi
est vraiment très bon et les titres font la part belle aux
riffs inspirés, aux changements de rythme, aux quelques accélérations
soudaines. Dans l'ensemble, ceux-çi sont à géometrie
variable: comprendre par là qu'on ne retrouve pas le schéma
classique couplet/refrain/couplet/refrain. Moins facile d'accès
que Monster Magnet et Corrosion of Conformity, il manque juste à
Orange Goblin 1 ou 2 méga-hymnes(ou hits) imparables pour
égaler ces 2 groupes. S'il est vrai que "Time travelling
blues" n'est pas un disque qu'on assimile facilement du premier
coup, plusieurs écoutes s'avèrent nécessaires
pour découvrir ses subtilités, ses délices.
Trendkill - 20.01.2005 |
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Musiciens:
Ben Ward-chant/Joe Hoare-guitare/Pete O' Malley-guitare/Martyn
Millard-basse/
Chris Turner-batterie
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