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Que
ce soit aux USA, en Grande Bretagne, en Allemagne, en Scandinavie,
en Irlande et un peu dans le reste de l'Europe, de nombreux groupes
de hard rock fleurissaient pendant la période 1989/90 et
caressaient l'espoir d'accéder à la reconnaissance,
tant du public que des médias. Parmi les groupes les plus
intéressants, je vais vous parler de No Sweat dans cette
chronique.
No Sweat était un sextette originaire d'Irlande et a sorti
son premier(et unique) album éponyme en 1990. Ce groupe
officiait à l'époque dans le registre du hard mélodique
FM avec quelques incursions bluesy et, à l'écoute
de son disque, faisait montre d'un certain savoir-faire sur la
plan de la composition,des arrangements mélodiques.
Le mid-tempo "Heart and soul" qui ouvre l'album est
un bon indicateur concernant le potentiel de ce groupe irlandais:
voix puissante, mélodieuse et chaude du chanteur Paul Quinn,
choeurs et refrain aux petits oignons. Par la suite, No Sweat
confirme ses bonnes dispositions avec l'accrocheur et énergique
"Shake" dont les riffs sont d'excellente facture, "On
the edge", entrainant à souhait, le bluesy "Waters
flow" superbement arrangé, transcendé par un
refrain ultra-fédérateur et des choeurs fort convaincants(on
y entend même un peu de gospel), "Tear down the walls",
cru et très roots, de surcroit renforcé par quelques
cuivres, "Lean on me", tour à tour grovy(on entend
bien la basse), catchy, entêtant, chaleureux et corrosif,
le bluesy "Mover" qui commence comme une ballade avant
de progresser crescendo vers quelque chose de plus foncièrement
rock-hard. Même la ballade "Stay" est plutôt
bien faite et elle se laisse volontiers écouter sans lasser.
Mine de rien, No Sweat est passé près du sans faute.
Il est dommage que le titre "Generation" fasse un peu
figure de maillon faible de l'album et que, dans l'ensemble, la
musique ne propose rien de novateur car les compos sont vraiment
très accrocheuses, convaincantes et ce combo irlandais
avait manifestement des atouts pour casser la baraque.
Cet album de No Sweat n'a sans doute pas fait partie des sorties
les plus médiatisées en 1990, mais il continue quand
même une des (très) bonnes surprises de cette année-là.
Avec un excellent vocaliste(Paul Quinn) et des musiciens plutôt
doués, No Sweat était un groupe fort intéressant.
Il est vraiment dommage que celui-çi ait disparu par la
suite: si le destin avait été plus favorable, qui
sait si No Sweat n'aurait pas marqué les 90's ? Des fois,
ça tient à peu de choses...
Trendkill
- 11.12.2005
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