Contrairement
à ce que le titre de l'album laisserait supposer; "Seven"
est le 8ème album studio de Night Ranger, et non pas le 7ème.
Ceci dit, il s'agit du 7ème album avec son leader Jack Blades
et Jeff Watson, ceux-çi n'ayant pas été impliqués
dans la conception de l'album "Feeding off the mojo"(1995).
Parlons
à présent de ce fameux album "Seven". Musicalement,
il oscille entre pop-rock et Hard FM. Son contenu est un savant
dosage de titres rock et de ballades acoustiques. Parmi les titres
rock, on retiendra par-dessus tout "Sign of the times"
qui ouvre l'album. Assurèment le meilleur titre de cet opus,
un classique en puissance. Je dois avouer que c'est en ayant entendu
cette chanson chez un disquaire que je me suis décidé
à acheter ce disque. Les autres titres rock presents, qu'il
s'agisse de "Panic in Jane", "Sea of love" ou
"Revelation", sont de bonne facture; mais tout de même
un cran en dessous de "Sign of the times". Quand aux ballades
acoustiques; elles sont, dans l'ensemble, bien ficelées,
bien exécutées et jamais sirupeuses. Des titres comme
"Don't ask me why", "Mother Mayhem", le bluesy
"Soul survivor" ou "When I call you" tiennent
bien la route et sont agréables à écouter.
Sur ce coup-là, Night Ranger a su éviter de tomber
dans le piège de la vulgarité, contrairement à
Aerosmith sur "Just push play".
Cependant, il y a des critiques à émettre à
l'encontre de ce "Seven". Tout d'abord, le groupe n'a
pas assez mis l'accent sur son côté foncièrement
rock/hard: la présence de 2 titres supplémentaires
dans cette veine aurait été la bienvenue. D'autre
part, on ne trouve aucune réelle magie sur ce disque, hormis
pour "Sign of the times".
Bien sûr, les amateurs de gros riffs qui tâchent et
de speederies risquent d'éprouver un fort sentiment de répulsion
dès la 1ère écoute. Cependant, il ne faut pas
être sectaire: après plusieurs écoutes, on perçoit
quand même les qualités de songwriting et de la bonne
maitrise instrumentale des musiciens de Night Ranger qui ont joué
la carte de la subtilité, de la finesse. Et puis, soyons
honnêtes, il y a pléthore d'albums terriblement pires
que celui-là.
Sans être exceptionnel, c'est un album de bonne facture qu'on
pourrait ranger à côté du "Can't get from
here" (1999), de Great White. Trendkill
- 31.03.2003 |