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Au
cours des 80's, bon nombre d'albums de hard FM ont marqué
les esprits et "Dawn patrol", premier effort discographique
de Night Ranger, fait partie de ceux-là. Mieux, ce disque
est devenu un incontournable avec le temps. Il est vrai que Night
Ranger a sorti l'album le plus foncièrement hard de sa
discographie(le meilleur, n'hesitent pas à affirmer certaines
personnes) et, en se replaçant dans le contexte de l'époque,
a apporté un bol d'air frais dont avait besoin le rock
à ce moment-là.
Les titres, pour la plupart, font mouche gràce à
leur efficacité et aux trouvailles judicieuses au niveau
des mélodies. "Don't tell me you love me", qui
ouvre l'album, en est un bon exemple avec son refrain plein de
vigueur et de conviction, ses nappes de claviers qui apportent
une couleur particulière à la chanson, sans oublier
les guitares qui répondent présent. N'oublions pas
non plus "Sing me away" aux subtilités raffinées
et exquises, "At night she sleeps" et ses mélodies
originales, "Can't find me a thrill" à la fois
énergique et délicieusement catchy, "Young
girl in love" et son refrain irresistible, "Play rough"
qui a des allures d'hymne en puissance avec ses riffs mordants
pour soutenir l'ensemble ou encore "Night ranger", qui
débute comme un mid-tempo, voit au milieu de la chanson
le tempo s'accélérer de manière aussi subite
qu'impromptue avant de retrouver son rythme de croisière
initial dans le final.
Comme sur bon nombre d'albums de hard FM, on retrouve une ballade
sur "Dawn patrol". Ou plus exactement une power-ballad
qui a pour titre "Call my name" et qui ne fait pas dans
la guimauve. Si quelques accompagnements au piano apportent de
la douceur sur les couplets, les guitares électriques durcissent
le ton sur le refrain. Il s'agit-là d'une belle réussite.
Pour un premier album, on peut dire que Night Ranger a frappé
un grand coup. Tous les titres presents ont le potentiel d'un
classique du genre, ce qui n'est pas monnaie courante. Il faut
dire que le fait de voir un bassiste(Jack Blades) et un batteur(Kelly
Keagy) se partager le chant à tour de rôle sur un
album n'était pas fréquent à l'époque.
Ajoutez à cela une paire guitaristique(Brad Gillis et Jeff
Watson) inspirée qui assène des solos de tueurs
et des riffs acérés, des nappes de claviers qui
interviennent où il faut quand il faut, quelques choeurs
bien sentis, une production qui met en valeur chaque instrument(et
donc, le talent de chaque musicien) et des titres incroyablement
bons, et vous obtenez un des meilleurs albums de hard FM de l'histoire.
Pour l'anecdote, je n'ai pas assisté à l'impact
de ce disque à l'époque, mon trip du moment étant
alors Capitalien Flam et Albator(ne me dites pas que vous ne connaissez
pas ! ;+)). Mais lorsque j'ai découvert "Dawn patrol"
bien des années après sa sortie, j'ai été
impressionné par la qualité des compos et l'inspiration
qui le caractérisent.
Trendkill - 13.12.2004
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