|
Les
Etats-Unis ont vu émerger Junkyard et Little Caesar à
la fin des 80's. L'Allemagne, réunie depuis la chute du
mur de Berlin, a vu apparaître New Legend dès l'entame
des 90's. Ce quintette d'Outre-Rhin pratique en effet un hard
rock bluesy à la fois cru et mélodique et lorsqu'on
écoute son premier album éponyme(qui voit le jour
en 1990, donc), on ne peut s'empêcher de le rapprocher de
Little Caesar, Junkyard, mais également Great White, Royal
Court Of China.
D'ailleurs, le premier titre de l'album "No more crazy nightmares",
entrainant et énergique à souhait, met l'auditeur
dans le bain: les guitares sont crues, acérées et
la voix du chanteur Peter Bootsman est travaillée au bourbon.
On retient surtout le refrain du titre qui ne laisse pas indifférent
en raison de son côté fédérateur. Le
reste de l'album n'est pas foncièrement différent
et, par exemple, des titres de la trempe de "Crazy mama(little
white temptress)", qui aurait pu faire un carton radiophonique,
voire hertzien à l'époque, le mid-tempo hard-boogie
"Feels so good" avec ses lignes de basse pesantes, l'accrocheur
"Angel of mercy", avec ses choeurs aeriens sur le refrain,
et "All the love in the world", appuyé par un
tempo soutenu, apparaissent comme les plus convaincants, les plus
efficaces.
Dans un autre registre, toutefois pas surprenant, on remarque
que les 2 ballades sont postées pile poil au milieu de
l'album. "A lonely 1000 nights" et l'acoustique "Paradise(the
price you paid)" ne sont certes pas dégueulasses,
mais ne sont pas non plus ultimes dans le genre. S'il y a eu pire,
on ne peut nier que ces 2 ballades sont très communes et
qu'on a déjà entendu mieux.
Que peut-on dire pour conclure ? Tout simplement que ce premier
album éponyme de New Legend contient de bonnes choses,
qu'il est bien produit(avec Dieter Dierks aux manettes, c'est
plutôt normal), mais qu'il n'atteint pas pour autant les
sommets. Disons que ce quintette allemand, sur ce disque, n'a
pas la même force de persuasion que ses homologues americains(ceux
que j'ai mentionnés dans le premier paragraphe de cette
chronique) malgré sa bonne volonté. Cet album devrait
tout de même satisfaire les mordus de hard bluesy.
Trendkill
-
10.01.2006
|