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Appelez
Maîtres Vergès, Klarsfeld, Collard : il y a du procès
dans l'air ! Le motif ? Homonymie.
En effet, votre serviteur a déjà chroniqué
du NEVERLAND, l'an dernier, mais il s'agissait d'une formation
suisse. Or, le groupe qui nous intéresse aujourd'hui est
Hellèno-turc !
Le mariage a eu lieu entre la Grècque Iris MAVRAKI
et les progueux de DREAMTONE pour un album de métal
symphonique entre AVANTASIA, AYREON voire NIGHTWISH.
Union qui aura bénéficié de témoins
prestigieux comme nous le verrons.
La première écoute peut rebuter. Des parties de
chant parfois trop gentilles, des arrangements classiques omniprésents...
Il faut dire que le groupe a fait appel à l'orchestre philarmonique
d' Istanbul.
Et puis les refrains commencent à vous rester en tête
et vous trouvez finalement qu'il existe un vrai équilibre
entre parties orchestrales et pur métal, comme sur To
Lose The Sun sur lequel Hansi KURSCH de BLIND
GUARDIAN s'est invité !
Etonnament, Iris n'est pas très présente
en lead. C'est sur Everlasting Tranquility qu'elle
se met surtout en valeur; une ballade qui pourra rappeler le morceau
de AYREON, Valley of the Queens, interprèté
par Anneke VAN GIERSBEGEN. D'ailleurs, si je peux être
franc, le chant de la dame -un peu typé opéra- ne
m'aura pas ébloui.
Le titre suivant Reversing Time accueille cette
fois Mike BAKER de SHADOW GALLERY. Pour certains,
l'ensemble sonnera un brin pompeux mais le travail de production,
d'arrangements orchestraux et vocaux n'en est pas moins excellent.
NEVERLAND évite même quelques écueils
comme les durées des chansons ; ici, point de longueur
exagérée, l'album est digeste.
La variété est de mise, avec des parties de piano,
des gros riffs, du celtique Mountain Of Joy et, donc, de
nombreux guests dont Tom ENGLUND - de EVERGREY -
sur World Beyond These Walls.
Ce coup d'essai aurait pu être encore plus réussi
avec un zeste de folie supplémentaire. A cet égard,
la fin du disque (Transcending Miracle) est très
prometteuse. Il s'agit d'un morceau instrumental qui passe d'un
tempo et d'une ambiance à une autre sans que l'intérêt
ne faiblisse, jusqu'à ce solo de ... saxophone aussi inattendu
que réussi. Si les Turcs suivent cette voie pour leur prochaine
offrande, on tiendra alors du très bon. Pour l'heure, contentons
nous de ce Reversing Time avec ses forces et ses faiblesses
mais qui laisse espérer un bel avenir pour ses auteurs.
Un petit cocorico, pour finir, au sujet de l'art work - tellement
reconnaissable -, signé Jean-Pascal FOURNIER.
Swissidol - 18.03.2008
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