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C'est
en 1991 que le premier album éponyme de Neverland déboule
dans les bacs. Mais qui est au juste Neverland ? Un quartette
americain qui, à l'époque, proposait un hard mélodique
mâtiné d'influences pop et bluesy. Encore un énième
groupe de hard US, doivent penser certaines personnes... Oui,
mais ce qui permettait à Neverland de se démarquer
du lot, c'était la voix du chanteur Dean Ortega. J'ajouterai
même que cet atout a permis de transcender les titres de
l'album, leur donner plus d'envergure.
Des titres tels que "Running on" et "Cry all night",
tantôt calmes, tantôt plus électriques, oscillent
entre hardv FM, pop et folk et mettent bien en valeur les capacités
vocales de Dean Ortega, qu'elles soient de velours ou plus hargneuses.
Mais Neverland ne s'est pas totalement dévoilé et
on découvre davantage ce combo au fur et à mesure
que les titres défilent. "Take me higher" est
une compo hard bluesy de bon ton et voit les musiciens plonger
au coeur des racines de la musique americaine. Le mid-tempo travaillé
"Drinking again" lorgne du côté du hard
mélodique, tandis que la facette foncièrement bluesy
du groupe intervient sur "My opinion", "Time to
let go", très roots, ou encore "Talking to you",
plus cru et renforcé par la présence de quelques
notes d'harmonica. "For the love" ets le titre le plus
hard rock de l'album et on est vraiment admiratifs devant les
prouesses guitaristiques étalées par le six-cordiste
Patrick Sugg.
Ce disque est completé par 2 ballades: "10000 years"
et "Mama said". Dans ce domaine, la quartette americain
s'est fort bien acquitté de sa tâche car on y décèle
une certaine sensibilité et, sur le plan musical, pas mal
d'arrangements mélodiques subtils.
Pour un premier album, Neverland s'en est bien sorti et les musiciens
ont apporté la preuve de leurs compétences en matière
de mélodie. Le groupe americain a joué la carte
du hard mélodique raffiné et roots, sans pour autant
tomber dans la guimauve. Ceci dit, ce disque a peu de chances
de plaire à un fan de Slayer, Blind Guardian ou Marduk,
à moins d'être écclectique. Si on veut chipoter
un peu, on peut regretter que Neverland ne se soit pas montré
plus énergique en certaines circonstances. Mais je le répète:
la performance vocale de Dean Ortega est un atout majeur dans
la réussite de cet album et un tel chanteur aurait merité
d'être nettement plus reconnu... Trendkill
- 17.10.2005
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