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Nebula
est un trio americain qui a commencé sa carrière
au milieu des 90's et "Apollo", qui est mis en bacs
en 2006, est le 6ème opus du groupe. Le groupe s'est construit
une solide réputation dans le milieu gràce à
ses précédents albums et ses tournées. Ce
combo americain se distinguait par sa propension à colorer
son stoner-rock d'ambiances plutôt space, avec des influences
de Hawkwind.
D'ailleurs, à entendre les textures atmosphériques
de ce "Apollo", même si l'influence de Hawkwind
est moins présente que par le passé, on se dit que
les musiciens du groupe ne carburent pas à l'eau claire
et doivent affectionner plus que de raison les substances narcotiques
et autres champignons hallucinogènes...
Ceci dit, cet album se veut tout de même plus direct, plus
heavy et le groupe, sûrement desireux de mettre plus en
avant le sentiment d'urgence propre au rock, s'est davantage concentré
sur les influences du punk. Après une intro anecdotique,
on entre dans le vif du sujet avec "Loose cannon", un
titre heavy-rock très 70's aux ambiances planantes, cosmiques,
mais néanmoins énergique. Dans le genre, c'est efficace,
assez bien fait. Nebula accentue le côté heavy avec
"Fever frey", un titre au tempo plus rapide, plus sur
le fil du rasoir et les influences punkisantes dont je parlais
un peu plus haut sont très présentes. "Lightbringer",
qui évolue sur un rythme mordant, infernal, est plus ou
moins conçu de la même façon, tout comme le
percutant et incisif "Ghost ride" qui sent l'urgence
avec son côté un tantinet déjanté.
Changement de décor avec "Future days": il s'agit
là d'un titre rock psychédèlique dont les
mélodies font très ambiance "hippie".
"The alchemist" nous plonge dans les sphères
stratosphériques qui caractérisent fort bien le
groupe(il faut écouter ce titre pour le croire), tandis
que l'instrumental "Trapezium procession"(un titre très
original, n'est-ce pas ?) est plus résolument space.
L'album se poursuit de fort belle manière avec "Controlled",
une compo heavy-rock accrocheuses, résolument 70's, mais
toutefois directe, expéditive, "The eagle has landed"
qui alterne passages secoués qui dépotent et ambiances
atmosphèriques, cosmiques, le mid-tempo bluesy "Decadent
garden" aux relents jazzys, plus cool, plus mélodique
et qui se démarque du reste de l'album.
On peut trouver dommage que la fin de l'album soit moins efficace:
"Wired" est une jam instrumentale relevant de l'anecdotique,
et le titre "Opiate float" n'est pas précisèment
le genre de titre qui va marquer les esprits.
Dans l'ensemble, les titres qui composent cet album sont donc
assez directs, sans fioriture et vont droit à l'essentiel.
En outre, le groupe a eu la bonne idée d'inclure des instruments
tels que les sitars, les claviers, les percussions tribales, ce
qui apporte une saveur particulière à sa musique.
Les compos de cet album sont variées à souhait,
mais pas trop et Nebula confirme par la même occasion qu'il
fait bien partie des groupes de stoner les plus intéressants.
Trendkill - 01.11.2006
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