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Le
Frank est primaire
Même pas secondaire et encore moins
supérieur, non, simplement primaire. Quand l'arrivage mensuel
est tombé dans la hotte hivernale de HardRock80,
je n'ai vu, je n'ai lu qu'un seul mot : NAUGHTY ! Pour les fans
de Metal, c'est le mot MIGHTY qui fait saliver les adeptes de
MANOWAR, pour moi, le primaire, c'est NAUGHTY et ses promesses
de Sleaze si j'ai beaucoup de chance ou de Hard FM si j'en ai
à peine moins. Naughty, c'est la moitié de Naughty
Naughty des DANGER DANGER (je sais, il y a des
phrases qui défient les lois de la syntaxe sensée
)
alors, moi, fidèle à mon statut primaire, j'ai dit
: " Banco ! ".
Le lourd défi de la toujours difficile introduction d'une
chronique étant derrière moi, je peux m'atteler
au développement de mon avis. Ah oui, il s'agit de R
U Naughty Enough des NAUGHTY BOYS et pour ceux qui
auraient cumulé trois langues mortes au lieu d'apprendre
l'anglais (à l'école, en primaire ?), on peut traduire
ce nom, dans ce contexte, par " Les grivois, les coquins
". Tout un programme
Forcément, la tristesse
ne peut se faufiler dans le coin ou alors, vraiment, si elle insiste,
le temps d'une ballade ou deux mais pas plus !
Dès l'intro de Only God, une promesse semble
s'éloigner, point de Sleaze à l'horizon mais plutôt
son alternative plus F.M ou Hard mélodique, d'ailleurs
le riff et le cri me rappellent furtivement le WHITESNAKE
fin 80's (le parallèle s'arrêtera là). Deux
autres constats, la production est loin d'être primaire
et tient franchement la route et découlant de cette qualité
et de son aspect " typé ", je me surprends à
deviner la provenance géographique de ce combo que je ne
connaissais jusque là ni d'Eve (Naughty Eve la bien connue)
ni d'Adam.
Ce son sent l'Europe, la vieille Europe, la froide Europe. Je
vous laisse quelques secondes le temps pour moi d'aller enfiler
une doudoune et de vérifier mon hypothèse
La Suède, rien d'original, faut se rendre à l'évidence,
les contrées au nord de notre beau pays sont les fournisseurs
principaux de différents courants musicaux chers à
nos oreilles maintenant rougies par les gelées
Une
prod' claire, qui claque, bien équilibrée et rendant
hommage aux différentes instrumentistes. Une production
qui plaira à qui n'est pas gêné par des claviers
bien présents.
Autre élément qui vous renseignera mieux que des
phrases (surtout primaires les phrases
), c'est le chanteur
dont le timbre rappelle un illustre homologue nordique ; Mike
TRAMP. Mikael SANDVIK n'est pas un clone mais ce parallèle
permettra de cibler le registre. Mon éminent collègue
Jean-Philippe me souffle (pas dans le cou mais je suis d'accord
pour le coup) que ce SANDVIK n'atteint quand même
pas la maestria du chanteur de WHITE LION. Et ce n'est
pas la fin de Stay qui nous contredira avec ce refrain
final
faux !
Leur site ne m'apportera pas qu'un rhume ou des engelures mais
aussi des informations quant à leur parcours ; formé
en 1989, les NAUGHTY BOYS connaîtront de nombreux
changements de line-up et autres déconvenues classiques
mais s'accrocheront assez pour nous proposer ce R U Naughty
Enough en 2007 et la qualité de la production doit
leur faire bien plaisir si leur passé a été
compliqué.
Alors oui, le tout sonne classique (vous n'avez qu'à lire
les titres
), pas daté non plus mais sans doute car
je n'ai pas vieilli beaucoup de mon côté. Oui, amis
de l'originalité ou de la puissance, vous risquez de rester
sur votre faim mais pour qui aime ce style si emblématique
des 80's, il y a de quoi se sentir en terrain confortable.
Comme une faille temporelle nous permettant de découvrir
un album contemporain sonnant vintage.
Frank - 04.12.2007
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