Un
bon album en tous cas, qui, à lépoque, a rassuré
pas mal de fans. Rappelons le contexte : Mickael Schenker fonde
son groupe en 1980, sort deux excellents albums coup sur coup, tourne
un peu partout, sort un double live danthologie, puis « Assault
Attack » en 1983 avec Graham Bonnet au chant, « Built
to Destroy » avec son chanteur initial (Gary Barden)
en 1984 , repart en tournée, avec un nouveau live à
la clé. Bref : une activité débordante
et le succès mondial que lon sait. Et puis : plus
rien entre lautomne 1984 et lannée 1987. Une
éternité
On sait que le Schenk a toujours eu
des problèmes de bibine et de dope, qui semblaient cette
fois avoir eu raison de lui et de sa créativité. Et
bien non !
Avec un changement
total de line-up et de direction musicale, Mickael a considérablement
américanisé sa musique et son look , style cote ouest.
Cest lépoque des permanantes folles, fringues
de couleurs, clips présentant blondes, voitures de sport
et tout ce qui va avec. Passons.
Et la musique dans tout ça :
Rassurons nous, Mickael Schenker na pas complètement
viré Hard FM, et est toujours aussi EXCELLENT guitariste
et compositeur. Ce qui change cette fois, cest quil
ne semble plus être le seul maître à bord. Son
nouveau chanteur, Robin Mc Auley, a pris les choses en main (voir
pochette), ce qui nest certainement pas étranger au
renouveau du groupe, qui sappelle maintenant le Mc Auley Schenker
Group.
Les mélodies accrochent
rapidement, la production est irréprochable, les solos sont
variés et toujours aussi mélodiques. Robin Mc Auley
chante juste, la rythmique assure grave, et deux morceaux se détachent
plus que les autres : « Get Out »
avec un riff très violent qui tue et un tempo assez rapide,
et le super mélodique « Time », avec
sa rythmique faite daccords en balayages au son clair, et
un solo absolument fabuleux. Au niveau des textes, ne cherchez pas
de message politique, satanique, révolutionnaire, ou je ne
sais quoi , tout se passe au niveau de la ceinture, style cours
de récrée lycée ou fac : « Donne
moi ton amour » « lamour nest
pas un jeu » « Suit la nuit » etc
Voilà donc un album
qui na pas révolutionné la musique, ni le hard
rock, mais qui sécoute encore 20 ans après avec
le même plaisir, pour les fans, avec dix bons morceaux, plus
un bonus « vicious » sur lédition
Cd, qui ont relancé la carrière de Mickael Schenker,
jusquen 1992, date de la séparation avec Robin Mc Auley.
Il y aura à cette époque un nouveau break de 4 ans
jusquen 1996.
Grisou
- 01.11.2006 |