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mois après Overkill, Motorhead revient à la charge
avec un Bomber qui ne décevra personne mais qui surprend
un peu par son coté plus posé. Ceci est sûrement
du à la production de Jimmy Miller (le producteur du légendaire
Exile on main Street des Rolling Stones) en adéquation
avec l'évolution de Motorhead vers des titres un peu moins
speeds. Ainsi, le tout devient plus écoutable pour les
néophytes, la batterie est plus en retrait et la basse
de Lemmy moins bruyante. Mais n'allez pas croire que le groupe
s'est assagi, non non, ils savent toujours y faire dans les titres
bien speeds mémorables sur lesquels Fast Eddie Clarke nous
gratifient de solos toujours aussi killer (sur les classiques
Dead men tell no tales, Bomber et Stone dead forever). Ce dernier
bénéficie d'ailleurs d'un son de guitare titanesque
ce qui le met vraiment en valeur et c'est pas moi qui m'en plaindrait.
Motorhead a simplement choisi de ralentir un peu la cadence sur
quelques titres et c'est tout à son honneur : sur le mid-tempo
et presque mélodique Lawman, le bluesy Step down qui voit
Fast Eddie au chant s'en sortir avec les honneurs et le sombre
et inquiétant Sweet revenge. Même s'il ne possède
ni l'énergie d'Overkill, ni la folie d'Ace of spades, ce
qui le rend un peu moins connu du public car moins marquant et
plus "normal", Bomber reste un excellent album. David
- 06/03/2003
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