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Metal
Church revient sous les feux de la rampe en 1989 avec son troisième
album intitulé "Blessing in disguise". Quelques
changements de line-up sont intervenus au sein du groupe de San
Francisco: le guitariste Kurdt Vanderhoof a décidé
de prendre ses distances par rapport au groupe et ne veut plus
enregistrer, tourner(en revanche, il continue de composer et,
d'ailleurs, les compos de cet album portent sa signature) et c'est
John Marshall qui le remplace. Le chanteur David Wayne est quand
à lui remplacé par Mike Howe.
On attend donc de pied ferme cette nouvelle galette de Metal Church,
en espérant que ces changements de personnel n'aient pas
affecté le combo americain.
A l'écoute de "Blessing in disguise", on est
rassurés: Metal Church n'a rien perdu de sa verve, de son
inspiration et propose une kyrielle de titres efficaces qui dépotent,
en oscillant habilement entre heavy et thrash, avec quelques accélérations
de tempo qui font du bien par où elles passent. Le titre
qui ouvre l'album, "Fake healer", met tout son monde
d'accord: intro façon marche militaire, mid-tempo heavy,
féroce, refrain fédérateur, déluge
de guitares à la fin. La suite est magistrale avec "Rest
in pieces(April 15, 1912)", une autre compo heavy tirant
parfois vers le thrash avec quelques variations de tempo et quelques
accélérations foudroyantes, "Of unsound mind",
plus orienté thrash avec une rythmique plus mordante, plus
soutenue et des guitares furibardes. Metal Church touche au sublime
avec la quasi-power-ballad épique(9'31) "Anthem to
the estranged": celle-çi alterne passages calmes à
la guitare acoustique, puis moments heavy avec les guitares et
le chant qui durcissent
le ton, font monter l'intensité. Assurèment un des
temps forts de l'album.
Pour completer tout ça, le quintette de San Francisco fait
étalage de son savoir-faire avec "The spell can't
be broken", titre tranchant avec les grosses guitares fusant
de partout et un Mike Howe imperial sur ce coup, le déchainé
"Cannot tell a lie", avec notamment 3 solos de guitare,
"The power that be", un très bon up-tempo heavy
entrainant avec un sens réel de la mélodie, sans
oublier "It's a secret", un instrumental thrashisant
sur lequel la section rythmique et la paire guitaristique(John
Marshall/Craig Wells) s'en donennt à coeur joie..
Avec ce troisième album, Metal Church a su répondre
aux attentes avec brio et les musiciens ont accompli un excellent
travail. Le chanteur Mike Howe s'en est sorti avec les honneurs,
tandis que la patte de Kurdt Vanderhoof est perceptible à
certains endroits du disque(outre son implication dans les compos,
les parties de guitares additionnelles sont à mettre à
son crédit). Bref, "Blessing in disguise" fait
partie de ces très bons albums de heavy/thrash parus dans
les 80's. Trendkill - 18.02.2006
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