1989,
je viens d'avoir 17 ans, je ne connais encore pas grand chose de
la galaxie "metal, hard et ses dérivés"...
Alors, que Fish se soit barré de Marillion et qu'un inconnu
vienne remplacer le sieur à la barre du navire, ne me fait
ni chaud, ni froid... Ben oui, Marillion, en ce temps lointain ne
représente rien pour moi..................
Jusqu'à
ce fameux soir de Wango Tango, où Saint Tonton Zegut diffuse
sur les ondes "The Space", issu du nouvel album de Marillion.
Ecoute attentive, poils dressés sur les bras, je me sens
hypnotisé par l'ambiance envoutante et mélancolique
du morceau. Il me faut l'album, c'est meme pas un fait, c'est
une FATALITÉ.
Chose
faite le lendemain, cassette, puis CD quand le premier support
rendit l'ame à force d'écoute et c'est aujourd'hui
pareil... magie des morceaux, d'un album frais où la magnifique
voix de Hoggarth n'occulte pas le talent et le souvenir de Fish.
Ce n'est pas du tout le meme terrain de jeu... Marillion, era
Fish, disparait doucement, à l'image du clown se noyant
sur la pochette pour entamer un nouveau cycle de saisons, plus
proche de la pop.
Très mélancoliques sans être jamais chiantes,
les compositions gardent puissance et grâce et possèdent
un je ne sais quoi de fragile. Beaucoup de contraste, donc, sur
"King of sunset Town" ou "Season's End", de
la douceur sur la magnifique ballade "Easter" ou "After
Me", de l'angoisse dans "Berlin". Première
incartade dans ce que deviendra Marillion par la suite (grrr),
"Hooks in You", single Rock/pop/FM détonne franchement
et vise la diffusion radio tout en étant insipide... L'album
se termine magistralement par "The Space", version Marillionesque
d'un "Show must go on". Stan W.D
- 21.07.2005
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