Personnellement,
j'ai découvert la musique de Lana LANE avec son
album Queen Of The Oceans sorti en 1999. Et le sentiment
que je retiens de cet album, c'est une belle voix, un titre d'ouverture
excellent et malheureusement une suite finalement peu captivante,
pour ne pas dire poussive... C'est donc avec la certitude d'avoir
affaire à une professionnelle dotée d'un réel
potentiel que j'aborde son nouvel album, mais également
avec la crainte d'être à nouveau frustré...
Alors
qu'en est-il exactement ? Tout d'abord, une chose est certaine
: la dame n'a pas changé d'un iota sa ligne musicale.
Nous sommes donc toujours en présence d'un progressif
symphonique, volontiers pompeux, très mélodique,
et souvent slow/mid-tempo. De plus, ici tout repose sur la voix
très mélodique de Lana, et finalement si les instrumentistes
sont indéniablement de qualité (à commencer
par son bassiste-claviériste-compositeur de mari, Erik
NORLANDER, assez connu dans le milieu du progressif) ceux-ci
ne partent jamais dans de longs développements instrumentaux.
Côté production, c'est riche, dense en sons variés
(et malgré une prédominance des claviers, la guitare
apporte son lot de riffs heavy et de soutiens acoustiques),
mais le tout manque à mon avis cruellement de mordant.
La
première écoute m'a donné l'impression
d'assister à la stricte continuité de ce que je
connaissais de Lana LANE, tant dans les bons moments
que dans ceux moins convaincants. Et au fil des écoutes,
des titres comme Into The Fire et Shine
se détachent.
Mais
au final, malgré des bons moments, l'impression globale
qui prédomine est une absence de relief, de moments forts.
Cet album est très professionnel, très bien mis
en forme, et s'écoute d'ailleurs sans déplaisir
mais il manque de la gniaque, des surprises, de la folie, de
l'enthousiasme pour faire décoller l'ensemble. Et lorsque
l'album arrive à son terme, force est de constater qu'on
a pas retenu grand chose. Au regard du potentiel indéniable
de la dame, je ne peux que dire une nouvelle fois dommage
Tercio - 07.12.2007