|
Avec
"Under fire", Lionsheart accouche en 1998 de son troisième
album studio. Par rapport à son prédécesseur,
"Pride in tact"; 4 années d'écart se sont
écoulées. On peut dire que le combo britannique
a mis son temps pour conceptualiser "Under fire", mais
ça valait le coup de patienter car le contenu de cette
galette correspond assez à ce qu'on était en droit
d'attendre.
Tout d'abord; la pochette de ce disque est très classieuse
et, comme c'est par son intermédiaire que j'ai découvert
Lionsheart, celle-çi m'a fait penser à House of
Lords sur le coup.
Musicalement, Lionsheart n'a rien inventé; mais ce combo
a le talent pour composer des titres bien fichus, qui tiennent
la route. Ce "Under fire" se situe dans la lignée
de Mr. Big, Whitesnake, Pink Cream 69(période David Readman)
et a les qualités nécessaires pour ravir les amateurs
de heavy-rock mélodique teinté de consonances bluesy.
Il est vrai que la voix puissante et chaleureuse de Steve Grimmett,
ainsi que le savoir-faire des musiciens(notamment le guitariste
Brooke St.James) sont des atouts considérables pour ce
disque.
Les titres les plus larges, pour la plupart, sont des mid-tempos
carrés et efficaces. Les plus convaincants d'entre eux
sont "Go down", qui a la particularité d'inclure
quelques percussions tribales au beau milieu du titre, le bluesy
"Blue sky", "Devil's train" qui évolue
sur un tempo infernal(comme son titre le laisse suggerer), l'énergique
"Under fire" qui est le titre qui botte le plus sur
l'album, ou encore "On a roll".
Les 2 ballades de l'album, "Let the children play" et
"Flight of angels", n'ont rien de plus par rapport à
ce qui a été fait dans ce domaine auparavant. Toutefois,
"Let the children play" est suffisamment efficace pour
attirer l'attention; tandis que de l'autre ballade, on retiendra
surtout le solo de guitare.
"Under fire" est un bon disque dans le genre, très
homogène. Néanmoins, il lui manque quand même
un ou deux classiques mortels, et un peu de magie pour pouvoir
être comparé aux meilleurs albums du genre. Lionsheart
a quand même eu le mérite de faire cet album sans
se soucier des modes et la production, qui met bien les guitares
en avant, est remarquables. Trendkill
- 20.07.2004
|