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En
1993, Lillian Axe publie son 4ème album studio intitulé
"Psychoschizophrenia". La mode est désormais
au grunge, au rock alternatif et à la fusion et le public
ne s'intéresse pas vraiment à Lillian Axe, groupe
rattaché à la vague Hard US.
Pourtant, ce quintette originaire de New Orleans ne se laisse
pas abattre et démontre sur cet opus un sens inné
de la composition, un grand savoir-faire sur le plan mélodique.
Ainsi, Lillian Axe délivre des compositions particulièrement
bien travaillés comme "Crucified", "Deepfreeze"
et son refrain assez entêtant, "Stop the hate"
et ses ambiances sombres, voire dramatiques; le mid-tempo "Those
who prey" qui commence comme une douce berceuse avant de
se faire plus résolument heavy, le très mélodique
"Voices in my walls", le hard/pop accrocheur "Now
you know" dont les mélodies font parfois penser aux
Beatles, la jolie ballade acoustique "The day I met you"
pleine de pureté et d'innocence, le percutant "Psychoschizophrenia"
qui parachève l'album avec brio.
Tout au long de l'album, chaque musicien fait preuve d'une maitrise
admirable. D'autre part, les textes des chansons sont serieux,
réalistes(contexte de l'époque oblige?). Vraiment,
il n'y a rien à jeter sur cet opus; hormis peut-être
l'autre ballade du disque("The needle and your pain"),
un peu lancinante. Même si "Psychoschizophrenia"
n'a pas été un gros succès; je le considère,
même avec du recul, comme l'une des meilleures réalisations
de l'année 1993. Trendkill
- 14/10/2003
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