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Ceux
qui ont connu la scène hard/heavy des 80's se souviennent
très certainement de Leatherwolf, groupe culte americain
qui se distinguait à l'époque en jouant avec 3 guitares
et qui avait pondu en 1989 le très bon "Street ready".
Cet album n'avait pas eu de succès malgré ses indéniables
qualités et Leatherwolf avait par la suite disparu de la
circulation. Le combo US était revenu en 1999 avec "Wide
open", un album live, avant de connaitre à nouveau
une période de hiatus.
Il faut attendre 2006 pour voir Leatherwolf revenir sous les feux
de la rampe avec un veritable album studio intitulé "World
asylum". Néanmoins, le groupe americain a subi pas
mal de changements car, du line-up de l'époque, il ne reste
que le guitariste Geoff Gayer et le batteur Dean Roberts. Le chanteur
Michael Olivieri étant parti, c'est l'ex-Crimson Glory
Wade Black qui a la lourde tâche de le remplacer au micro.
Autre changement notable: Leatherwolf évolue désormais
avec 2 guitares, et non plus 3. Musicalement aussi, on remarque
qu'il y a eu une évolution: Leatherwolf joue une musique
plus aggressive, plus sombre par rapport à "Street
ready" et oscille entre le heavy et le power petal. Quand
on voit la pochette de l'album, on n'est finalement pas surpris
outre mesure.
"I am the law" donne le ton de l'album: heavy, agressif,
tranchant, ce titre cogne là où ça fait mal.
Leatherwolf a d'autres choses intéressantes à dire
sur des titres tels que "King of the ward", un mid-tempo
plus mélodique avec un refrain accrocheur, "Behind
the gun", à la fois mélodique et épique
avec quelques accélérations foudroyantes et durcissements
de ton occasionnels pour enrichir cette compo, "Dr. Wicked(Rx
O.D.)", plus musclé, qui flirte avec le Hard US, mais
reste foncièrement heavy et se distingue par ses ambiances
sombres, mélancoliques, le hargneux "Derailed",
joué sur un tempo rapide, soutenu avec des riffs qui font
headbanguer et sur lequel le groupe se lâche sans retenue,
le très sombre "Never again", très teinté
90's, tantôt mélancoliques, tantôt plus énervés.
On peut aussi ajouter le bonus-track japonais "Tools of discipline",
nettement plus dans l'esprit heavy 80's et assez entêtant.
On trouve également sur cet album des titres moins inspirés.
Ceux qui viennent tout de suite à l'esprit sont "Disconnect",
sans envergure, le très bizarre "Institutions",
une compo expérimentale aux allures déjantées
très éloignée de ce qu'on connait de Leatherwolf,
ou encore "The grail", un mid-tempo progressif aux ambiances
variées(tantôt lourdes, tantôt calmes), mais
toutefois ennuyeux à cause de sa longueur(6'37) et c'est
dommage car l'idée de base était ambitieuse.
Que peut-on tirer comme conclusions, finalement ? Tout d'abord,
on remarque que le nouveau chanteur du groupe Wade Black s'en
sort correctement, même s'il ne fait pas oublier son prédécesseur.
Ensuite, l'album lui-même est de bonne facture, correctement
ficelé, mais globalement moins imparable que "Street
ready", plus commun aussi. La magie de l'époque a
bel et bien disparu. Le groupe est tout de même encore capable
de pondre de bons solos, de bons riffs, ainsi que quelques bonnes
compos. Trendkill - 27.07.06
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