Kingdom
Come - 1988
In
Your Face - 1989
Hands
of Time - 1991
Bad Image - 1993
Twilight Cruiser - 1996
Live & Unplugged - 1997
Master Seven - 1997
Balladesque - 1998
Too - 2000
Independent - 2002
Perpetual - 2004
Ain't Crying
For The Moon - 2006 |
KINGDOM
COME
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Style
- Hard
rock/Hard rock Fm
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Connection
-
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Origine
- Allemagne
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Hands
of Time
- 1991 -
Album
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1.
I've been trying
2. Should I
3. You'll never know
4. Both of us
5. Stay
6. Blood on the land
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7.
Shot down
8. You're not the only I know
9. Do I belong
10. Can't deny
11. Hands of time |
Virage
délicat à négocier pour Lenny Wolf et son
Kingdom Come avec ce « Hands of time ».
Troisième album, nouvelle décennie qui perturbera
« légèrement » lorsqu' assise
qu' avaient les groupes des années 80' et surtout un
remaniement complet de son line-up. Partis sous d' autres cieux
musicaux les James Kottak et Rick Steier qui sortiront la même
année un très bon « Bareback »
avec le groupe Wild Horses. Cette stabilité de personnel
qui aura duré le temps de deux albums sera remplacée
par différents intervenants dont un certain Blues Saraceno
sur trois titres ; « Can't deny »,
« You'll never know » et « Do
i belong ». Il faut avouer que ces changements importants
n’ont pas entamé la solidité et l' intérêt
de « Hands of time ».
Bien que toujours poursuivi par cette réputation de « Led
clones » comme le chantait Gary Moore, ce parallèle
est extrêmement réducteur et loin d' être
fidèle et représentatif d' un style bien personnel.
Reconnaissable « patte » que celle de
Kingdom Come mais également d'autres influences que le
dirigeable. Vous voulez un exemple ? Lenny Wolf sur les
passages calmes et acoustiques de certains morceaux me rappelle
un certain Geddy Lee (Rush) pas tant sur le timbre que sur le
vibrato large et caractéristique du Canadien période
« Fly by night », « Caress
of steel ». Opinion inédite il me semble,
mais flagrante selon moi au détour de certains morceaux comme
« I've been trying », « You'll
never know ».
L'album débute par une belle ambiance médiévalo-progressive
sur une ligne d'accords rappelant le « Nothing else
matters » de qui-vous-savez. Ce sera évidemment
la seule référence, sans doute bien involontaire,
à Metallica. En effet, on évolue plus dans le
Hard-Rock classieux, propre sur lui, merveilleusement léché
que dans le Heavy. On retrouve malgré le changement derrière
les fûts, ce son de batterie lourd et imposant si caractéristique
de Kingdom Come et qui leur a valu, en partie, ce statut de
« descendant » ou « successeur »
de Led Zeppelin. Déroutant par son côté
versatile, « I've been trying » est surtout de très
bonne facture.
Les synthés se font plus présents avec « Should
I » et une mélodie lancinante appuyée
par une guitare incisive. Ce morceau envoûtant n'est pas,
sur certains aspects, très éloigné de ce
que pouvait proposer Ian Gillan durant cette même période.
Une bien belle manière de travailler une ambiance et
de la rendre évidente quasiment à la première
écoute.
Ambiance efficace également sur « You'll never
know » mais plus calme avec une belle alchimie entre
claviers et guitare acoustique. Le solo de guitare électrique
reprendra la mélodie vocale, procédé aussi
simple qu'imparable.
S'enchaînent « Both of us », « Stay »
et « Blood on the land », trois titres
plus rentre-dedans, surtout pour le deuxième, qui découlent
de ce savoir-faire indéniable que possède Lenny
Wolf pour nous sortir des compos qui font mouche. La brièveté
de ces titres associée à leur qualité n’autorisent
aucun instant d'ennui.
« Shot down » renoue avec une atmosphère
particulière, entêtante, orchestrée une
fois de plus par des claviers inspirés.
Plus basique dans son approche de morceau gentillet, « You're
not the only, I know » ne dénote pas des autres
titres quant à son efficacité.
« Do i belong » permet à Blues
Saraceno de distiller un solo où son feeling unique fait
merveille, fort bien servi il est vrai, par un morceau qui lui
offrait un écrin de grande classe.
« Can't deny » ? Reprenez les louanges
faites pour les morceaux précédents, mélangez-les
et faîtes vous-même le commentaire qui s'impose.
Quand le moteur est bien réglé, il suffit de le
piloter sereinement !
L'album se termine avec le titre qui lui donnera son nom et
sans être le meilleur morceau, il s'agit de celui qui
lorgne le plus du côté du Zeppelin seconde moitié
de carrière.
Particulièrement égal en ce qui concerne la qualité
des morceaux proposés, il est toujours possible de ne
pas aimer cet album; Mais si c'est la cas, c'est que soit on
fait un blocage sur la voix de Lenny, soit on n'adhère
pas à ce créneau musical qui n'était pas,
il est vrai, le style prédominant de cette année
1991 et qui malheureusement pour Kingdom Come le sera encore
moins les années suivantes.
Cumulant les postes de compositeur-auteur-chanteur-bassiste-guitariste-producteur
(l'histoire ne dit pas s'il s'occupait aussi du merchandising
durant les concerts), Lenny Wolf a pris avec ce « Hands
of time » le contrôle total d'un vaisseau qui
faisait route, avec toute sa superbe, à travers les océans
du Hard-Rock mélodique. Franck
- 20.02.2006
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Musiciens:
Lenny Wolf-chant,Basse, Guitare/Jimmy Bralower
& Steve Burke-batterie/Koen Van Baal-claviers/Blues Saraceno-Guitare/Marco
Moir-Guitare/Bert Meulendijk-Guitare
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