| Le
quartet canadien KILLER
DWARFS a connu
son petit succès avec les albums "Big deal"
et "Dirty weapons" et poursuit sur sa lancée
en sortant en 1992 "Method to the madness", son
cinquième album studio.
Pour le groupe canadien, le plus dur consiste à confirmer
les bonnes impressions qu'il a laissées avec les albums
précédents.
"Method to the madness" ne marque pas de bouleversement
notable par rapport à ce que KILLER
DWARFS avait l'habitude
de proposer dans les 80's. Le quartet canadien reste fidèle
à ses racines hard rock, d'autant qu'il fait bien ce qu'il
a à faire.
La première partie de l'album apporte la preuve que KILLER
DWARFS excelle
dans l'art de pondre des compos hard rock US convaincantes, efficaces.
L'excellent "Hard luck town", un mid-tempo
typé hard mélodique avec un superbe refrain mémorable, "Just as well", plus heavy mais toujours
mélodique (notamment sur le refrain catchy repris en choeur
par tout le groupe), l'accrocheur "All my heroes",
typiquement Hard US dans l'esprit, entêtant et contagieux
en diable sont là pour démontrer que le quartette
canadien maitrise toutes les ficelles dans le genre (au bout de
5 albums, c'est normal).
Comme autres titres intéressants, on peut ajouter "Method
to the madness", un mid-tempo heavy, hargneux, furibard
dont le refrain donne la chair de poule, "Give and
take" qui lorgne davantage vers le hard mélodique
et voit les guitares tantôt rudes, tantôt claires,
de même que le percutant et rapide "Cowboys and conmen"
qui dépote un maximum.
Comme une grande majorité d'albums de ce style, on retrouve
quelques ballades sur cet album. La mieux réussie, et de
loin, est "Driftin' back": elle est magnifique,
poignante, pleine de sensibilité et de nostalgie et son
refrain est beau à pleurer. "Four seasons" laisse un sentiment d'inachevé car cette ballade alterne
le bon (le superbe solo bluesy) et le moins bon (un refrain mal
torché, notamment) et laisse des regrets car il y avait
de bonnes idées de base. En revanche, on ne s'attardera
pas sur "Look around", une ballade très
laborieuse, et encore moins sur "Doesn't matter",
qui figurait déjà sur l'album précédent "Dirty weapons" et apparaît comme complétement
inutile ici.
"Method to the madness" est en fin de compte
un album de bon calibre avec, en majorité, de bons titres,
mais est quand même un peu moins bon que "Dirty
weapons". On trouve plus de remplissage, des ballades
en trop en particulier.
Ce disque a quand même suffisamment d'arguments pour séduire
les mordus du Hard US.
A ce jour, "Method to the madness" reste le dernier
album studio en date de KILLER
DWARFS.
Trendkill - 20.08.2007 |