A
la première écoute, je me suis dit que ce que
j'entendais était pile le mood dans lequel je me trouvais:
doom, un peu indus à la PAIN.
Et puis...
Pour les besoins de cette chronique, il a fallu que je reprenne
l'écoute. Très vite, je me suis lassé,
ayant du mal à terminer l'album. Je me suis dit que je
n'étais pas en forme et le lendemain j'ai remis le CD...
Las, toujours le même manque d'enthousiasme.
Il y a indénablement d'excellentes choses, en particulier
des parties de guitares très agréable. Ce style
de musique est assez inhabituel pour mes oreilles et pourtant
je ne trouve pas cela franchement novateur. C'est torturé,
sombre. Mais
cela me semble surfait... Sans doute ce côté indus...
Tiens, j'ai trouvé
surprenant que KARELIA aient ouvert pour SCORPIONS
et FREEDOM CALL. Non que la musique ne soit pas
bonne mais c'est très éloigné du style
des Allemands. De plus, cela ne respire pas vraiment la joie
de vivre, surtout en comparaison du "happy metal"
de Chris BAY et ses acolytes.
Le qualificatif qui m'est venu à l'esprit est "gonflé".
Non pas que les cinq gars de KARELIA aient fait du mauvais
boulot. Je ne me permettrais pas de juger. Mais, comment dire...
l'image qui s'est présentée à mes yeux
est celle d'un soufflé qui est retombé aussi vite
qu'il est monté. Le côté doom et un peu
gothique qui m'était apparu au premier abord s'est estompé
pour ne laisser apparaître que le côté indus,
pas moins froid mais qui trouve moins grâce à mon
ouïe.
Gonflé aussi de mettre deux covers sur un album. Lift
Me Up de MOBY et Losing My Religion
de R.E.M. ne sont pas foncièrement de mauvais
morceaux, pas franchement hard rock cependant. Mais deux reprises
sur dix morceaux qui composent l'album, cela fait beaucoup.
Voila, je ne peux que déclarer forfait. KARELIA
n'opére pas dans mes styles de prédilection. Et
sans que cela soit une remise en cause de leur talent, leur
musique n'a pas grand chose à voir avec le hard rock
/ heavy qui sont la cible de www.hardrock80.com.
A ce titre, la note que je décerne ne doit être
estimée qu'à l'aune de ma conclusion.
Metalefice
- 25.10.08