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Monumental. Dire
que j'avais la version double vinyle de Two For The Show...
Oui, celui avec les deux ménagères sur la pochette.
Aujourd'hui, je chronique la version deluxe. Les ménagères
sont toujours là, mais il y a 10 titres de plus (toujours
captés entre 1977-78), que sur la version originale. Monumental,
je confirme. Et cet album live fait parti des pièces majeures
du rock en matière de prestation live, au même titre
que le Made in Japan de DEEP PURPLE, le Live/1975-85
de Bruce SPRINGSTEEN, le Live/Life de THIN LIZZY,
le Live Killers de QUEEN, le Live At Leeds
des WHO ou encore le Tokyo Tapes des SCORPIONS.
Soit, l'un des meilleurs live de tous les temps. Les sceptiques
doivent jeter une oreille (même les deux...) sur cet album
et j'affirme qu'ils aimeront.
Rien n'est laissé au hasard. Lorsqu'il enregistre Two
For The Show, son premier album live officiel, KANSAS
est alors au sommet de sa forme et donc de sa gloire. Le succès
considérable acquis grâce à Leftoverture
(1976) puis Point of Know Return (1977), encourage le groupe
a enregistrer certaines dates de leur tournée. La "set
list" présentée fait office de best of.
Enregistré pendant la longue tournée Point of
Know Return, chacun des cinq albums studio est pourtant mis
à l'honneur. Et tous les tubes sont là : Carry
On Wayward Son, Mysteries And Mayhem, Point
Of Know Return, Portrait (He Knew) et surtout
la ballade Dust In The Wind agrémenté
d'un solo acoustique.
Tout au long de ce live, les guitares sont ciselées, le
son pure et l'interprétation sans faille. Les musiciens
sont des bêtes et cela s'entend. Two For The Show
brille de mille feux, tellement les musiciens sont inspirés.
Steve WALSH n'a jamais aussi bien chanté, la section
rythmique composée de Phil EHART (batterie) et de
Dave HOPE (basse) est monstrueuse de régularité.
Robby STEINHARDT (chant et violon) est impressionnant.
Tout comme le discret Rich WILLIAMS (guitare), qui montre
qu'il est bien plus qu'un faire-valoir avec cet album. Que dire
de Kerry LIVGREN (guitare et clavier) ? A l'époque,
c'est le meilleur. Point.
KANSAS exprime ici toutes les facettes de ce que le progressif
version US faisait de mieux à l'époque : un dosage
réussit de puissance et de lyrisme, de hard rock et de
progressif. Histoire de compter ses fans, KANSAS n'hésite
pas à proposer une version de Magnum Opus
qui, à elle seule, justifie l'achat du disque. L'intro
au violon nous emporte dans la quatrième dimension. Le
groupe tisse l'une des pièces maîtresseS du rock
progressif.
Les nouveaux titres enfoncent le clou. Belexes, Closet Chronicles
ou Down The Road (l'un des titre les plus concis
et percutant du groupe) sont magiques. Pas de remplissage. Il
ne manque à l'appel que The Devil Game (Song For
America), un morceau extraordinaire qui devait pourtant
déménager "on stage". Ce live, c'est la
vie, quoi ?
Jibé - 01.09.2010
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