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Avec
Iron Maiden, Judas Priest s'impose sans conteste comme un des
fers de lance du heavy britannique et demeure encore à
ce jour, et ce, malgré l'orientation discutable et quelque
peu déconcertante de leur dernier album, un de mes groupes
favoris.
Après un "Point of entry" en demi-teinte aux
vélléités légèrement progressives
assez plaisantes, Judas Priest nous assène -et le mot n'est
pas trop fort !- en cette année 1982 un album qui se pose
comme un jalon, un maître-étalon, bref une référence
en matière de heavy metal. Dès les premières
notes de "The hellion/Electric eye", le groupe donne
la pleine mesure de son potentiel : un son énorme, des
compositions concises au service d'une efficacité à
toute épreuve, une exécution instrumentale brillante.
Si l'on excepte la légère "accalmie" concédée
sur "Take these chains" et "Pain & pleasure"
(les seuls titres qui n'ont pas été composés
par le groupe, ce n'est pas un hasard !), les chansons, soigneusement
calibrées, se succèdent sans que l'on ne puisse
reprendre son souffle : "Screaming for vengeance", "Bloodstone",
"Fever", "Riding on the wind", "Devil's
child"... La réussite est totale.
On y retrouve avec plaisir quelques uns des classiques indéboulonnables
que le combo joue invariablement sur scène ("The hellion/Electric
eye", "You've got another thing comin").
20 ans après sa sortie, la musique n'a rien perdu de sa
flamboyante aggressivité.
Steph - 12/2001
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