|
Ca
y est, le voilà, cet album dIced Earth tant attendu.
Oui, car cet album était attendu et au moins pour une raison :
larrivée au sein du groupe de Tim Owens (fraîchement
débarqué de Judas Priest suite au retour de Rob
Halford). Et bien force est de constater quOwens sadapte
plutôt bien aux compos de Jon Schaffer (avec un léger
bémol sur les morceaux calmes) même si cela entraîne
un certain changement datmosphère Notons aussi que
pour les solos de guitare jon Schaffer sest adjoint les
services de Ralph Santolla (qui est très bon sur cet album,
soit dit en passant). Donc pour en revenir à lalbum,
il est séparé en 2 parties (2 CD différents
dailleurs dans lédition limitée qui
ma servit à écrire cette chronique), les morceaux
« normaux » de lalbum dont les thèmes
principaux évoquent principalement lhistoire (et
particulièrement lhistoire militaire) et les 3 derniers
titres de lalbum entièrement consacrés à
la bataille de Gettysburg, sur lesquels je reviendrais.
Voilà pour la mise en place de cet album qui bénéficie
en outre dun superbe artwork (regardez moi un peu cette
pochette !) , passons à la chronique musicale en tant
que telle . Lalbum débute par une version métal
assez lourde de « the star-spangle banner »
(lhymne américain) sans grand intérêt,
vient ensuite « déclaration day »
un morceau relativement rapide assez moyen (avec un très
bon solo de guitare néanmoins) puis « when the
eagle cries » une ballade assez décevante (dont
une version accoustique proposée en bonus track me semble
dailleurs meilleure). « The reckoning »
est un bon morceau speedé avec des vocaux très aigus
à la Judas Priest.
Ensuite « Greenface », et « Attila »
2 morceaux bien agressifs très classiques sur lesquels
les vocaux sont plutôt graves avec quelques poussées
aigues. Puis vient Red Baron/ Blue max (dont les paroles sont
écrites par Tim Owens) bon morceau avec un riff principal
très « hetfieldien » suivi de « Hollow
man », un morceau calme plutôt médiocre
ma fois, puis « Valley forge » un titre
qui commence très calme avant de saccélérer
alternant parties rapides et clames, avec un très bon riff
sur la partie rapide. Enfin Waterloo, un excellent morceau (sans
doute le meilleur de lalbum) assez speedé, sur lequel
le chant agressif dOwens fait merveille. Voilà donc
pour la partie « normale » de lalbum.
Les 3 derniers morceaux sur le 2ème CD forment donc lensemble
Gettysburg (1863)(dune durée totale proche de 32
minutes), chaque morceau étant le récit de chaque
jour de cette bataille sanglante (la plus meurtrière aillant
jamais eu lieu sur continent nord-américain) qui opposa
les forces de lunion à celle de la confédération.
Sur cette partie Iced Earth est rejoint par lorchestre philarmonique
de Prague ce ce qui donne un aspect très majestueux à
lensemble (sur lequel on peut également entendre
des bruits de batailles, sabres et canonnades). Gettysburg est
très prenant, très difficile à bien décrire,
et doit sécouter dans la globalité (même
si chaque morceau garde une trame propre et que le final est vraiment
époustouflant), bref jai trouvé ça
vraiment excellent.
A noter que dans le livret accompagnant lalbum Jon Schaffer
explique en détail ce que représente les passages
instrumentaux vis à vis de lhistoire.
Pour conclure sur cet album je pense quil forme un ensemble
alternant le moyen (les morceaux calmes en particulier), le bon
(du Iced Earth classique) et lexcellent avec des titres
comme Waterloo ou lensemble Gettysburg. Il est évident
que les fans de Barlow risquent dêtre légèrement
déçu, mais globalement je pense que cest un
album qui mérite quon sattarde dessus.
Gandalf - 15/01/2004
|