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Et
si le renouveau du sleazy/hard-rock passait par la Suede? Après
les Hellacopters, les Backyard Babies, Loud N'Nasty, voilà
que débarque Hardcore Superstar en 2000 avec, sous le bras,
un premier ( vrai ) album de sleaze-rock hard teinté de
punk débordant d'énergie, de spontanéité.
La 1ère chose qui attire l'attention sur ce "Bad sneakers..."
est la pochette d'album mettant en relief une paire de jambes
sexys(non, mais matez-moi ça un peu! Avouez que ça
change des pétasses fashion-victims en baggys...,-)). Passé
ce detail, venons-en au contenu de cet album. Musicalement, comme
je l'ai déjà dit, Hardcore Superstar délivre
un hard-rock direct teinté d'influences sleazy-glam 80's
et d'une bonne couche de punk. D'ailleurs, le combo suédois
avoue ouvertement être influencé par Môtley
Crüe, L.A.Guns, Faster Pussycat, Poison, Guns N'Roses, Hanoi
Rocks, Warrior Soul et les Sex Pistols. Et les compos de cette
galette rappellent justement l'âge d'or de ces groupes.
Mais, contrairement à Loud N'Nasty par exemple, Hardcore
Superstar est parvenu à personnaliser avec brio ses compos.
"Hello/Goodbye", "You will never know", "Have
you been around", "Rock n'roll star", "Hey
now!!", "Bubblecum ride" sont des titres énergiques,
pêchus, pleins de vitalité et mettent de bonne humeur.
En outre, le quatuor suédois sait arrondir les angles,
comme le prouvent des titres mélodiques tels "Liberation",
"Beat you down" qui mélangent grattes acoustiques
et électriques, ou encore "Slide song" avec son
solo de slide et la ballade power-pop "Someone special"
sur laquelle Oasis est revisité à la sauce glam.
Servi par un chant de canard, un guitariste compétent et
une section rythmique puissante, Hardcore Superstar a fait de
"Bad sneakers..."
Un 1er album réussi et s'affirme comme un espoir du renouveau
du hard-rock.
Trendkill
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