DISCOGRAPHIE

Bangkok Shocks, Saigon Shakes, Hanoi Rocks - 1981

Self Destruction Blues - 1983

Oriental Beat - 1982

Back to the Mystery City - 1983

All Those Wasted Years - 1984

Two Steps From the Move - 1984

Rock 'n' Roll Divorce - 1985

Twelve shots on the rocks - 2003

Another Hostile Takeover - 2005

Street Poetry - 2007

HANOI ROCKS

Style - Hard-Rock/Glam
Connexion -
Formé en 1980
Origine - Finlande

Self Destruction Blues - 1983 - Album
1. Love's an Injection
2. I Want You
3. Cafe Avenue
4. Nothing New
5. Kill City
6. Self Destruction Blues
7. Beer and a Cigarette
8. Whispers in the Dark
9. Taxi Driver
10. Desperado
11. Problem Child
12. Dead by Xmas
Plus audacieux mais mieux produit que son prédécesseur SELF DESTRUCTION BLUES voit HANOI ROCKS s’aventurer sur des voies aussi paradoxales que le disco, le heavy rock et le FM !

En guise de festivité rock n’roll, le groupe nous offre cette fois-ci un I WANT YOU au riff 100 % rock n’roll seventies qui n’est pas sans batailler sur les terres d’ALICE COOPER.
DESPERADOS n’est pourtant pas une reprise du SINATRA des cimetières. On retrouve plutôt le HANOI ROCKS mid tempo qu’on adore sur fond de riffs malicieux et de refrain accrocheur. Le genre de titre qui colle à la peau du groupe.
PROBLEM CHILD, C’est du HANOI ROCKS punk rock qui ici rend hommage aux éminents SEX PISTOLS. MONROE se prend pour ROTTEN et lui pique le refrain de… PROBLEMS ! Si l’on ne retrouvait pas la trace des PISTOLS sur l’album précédent, c’est beaucoup plus flagrant sur celui-ci. Ne serait-ce qu’au niveau de la production des guitares. Si comme la plupart des groupes NEW WAVE, HANOI ROCKS est né sur les cendres du feu de paille « keupon » ce dernier poursuit l’aventure en proposant une autre vision romantique de ce mouvement qui a remis le rock n’roll sur le devant de la scène.

Paradoxalement trois compositions flirtent avec l’univers suranné du Hard FM du début des 80’s. Le groupe nous offre d’ailleurs en guise d’introduction un LOVE’S AN INJECTION aussi dur que mélancolique avec un refrain 60’s irrésistible. WHISPERS IN THE DARK est une composition néo-romantique étonnamment introduit par un synthétiseur qui trouve pourtant sa place au sein du groupe. Ce titre pop-rock séduit aussi pour son superbe chorus final. Un groupe fondamentalement en avance sur son temps, n’est-ce pas M. Robert SMITH ?
DEAD BY X-MAS, flirte avec le monde de l’AOR. C’est un répertoire pourtant totalement en opposition avec les racines punk-rock du groupe mais qui sied pourtant tout à fait aux aspirations mélancoliques de ses membres comme en témoigne le très joli final à capella.
Egalement calibré pour les radios FM, CAFE AVENUE puise dans l’héritage laissé vacant par les CLASH. Si NOTHING NEW illustre la face la plus pop-rock du groupe, trois autres titres penchent davantage vers le heavy rock qui fera le succès du groupe aux Etats-Unis. C’est en effet avec une composition comme SELF DESTRUCTION BLUES qu’HANOI ROCKS réconcilie définitivement le punk et le Hard rock. Tout y est rythme en 4/4, harmonica et micro vintage. Le blues qui fait basculer tous les punks de la côte ouest américaine vers le Hard rock. On pense inévitablement au BRING IT ON HOME de LED ZEPPELIN d’ailleurs BEER AND A CIGARETTE explose comme une suite logique du titre précédent.

HANOI ROCKS bascule tout doucement dans le monde du Heavy Rock. La voix de Michael se fait plus rugueuse, les riffs aussi ! TAXI DRIVER (un hommage au personnage de Scorcèse ?) conclut en quelque sorte cette incursion hard rock par le biais d’un mid-tempo heavy-rock glauque sur fond de boogie métis et malsain.
N’en déplaise aux puristes le joyau de cet album n’en demeure pas moins le truculent KILL CITY à la section rythmique très disco ! Un rock très audacieux auquel on ne résiste pas tant pour son riff tentant que pour ce son de guitare qui lorgne du côté des CLASH. Peut-être l’un des meilleurs titres d’HANOÏ ROCKS.

Mox
- 04/11/2003
Musiciens: Michael Monroe-Chant, saxo, harmonica, piano/Andy McCoy-Guitare/Nasty Suicide-Guitare/Sam Yaffa-Basse/Gyp Casino-Batterie

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