DISCOGRAPHIE

Bangkok Shocks, Saigon Shakes, Hanoi Rocks - 1981

Self Destruction Blues - 1983

Oriental Beat - 1982

Back to the Mystery City - 1983

All Those Wasted Years - 1984

Two Steps From the Move - 1984

Rock 'n' Roll Divorce - 1985

Twelve shots on the rocks - 2003

Another Hostile Takeover - 2005

Street Poetry - 2007

HANOI ROCKS

Style - Hard-Rock/Glam
Connexion -
Formé en 1980
Origine - Finlande

Oriental Beat - 1982 - Album
1. Motorvatin'
2. Don't Follow Me
3. Visitor
4. Teenangels Outsiders
5. Sweet Home Suburbia
6. M.C. Baby
7. No Law or Order
8. Oriental Beat
9. Devil Woman
10. Lightnin' Bar Blues
11. Fallen Star
Paru en 1982, ORIENTAL BEAT est enregistré à Londres sur les terres de leurs héros de toujours.
L’album débute d’ailleurs avec un MOTORVATIN au refrain enthousiaste où MICHAEL MONROE apparaît plus que jamais comme l’héritier punk de Mick JAGGER. Le duo de guitares s’amuse sur un chorus réduit à la portion congrue entre grosse guitare hard rock et légèreté « telecasterienne ». Quant à l’harmonica ne cherchait pas c’est celui de Steven TYLER ! Deux autres compositions moins originales, VISITOR et M.C. BABY  sonnent également typiquement HANOI ROCKS tout en empruntant ici et là des éléments à AEROSMITH, ou au ROLLING STONES . C’est peut-être aussi ça le talent ! D’ailleurs les gimmicks de guitare de TEENAGELS OUTSIDERS appartiennent indéniablement au répertoire de sir Keith RICHARDS tandis que Mike nous offre un chorus de saxophone un peu à la manière de Bobbys KEYS. Au rayon des titres rock n’roll, n’oublions pas le superbe ORIENTAL BEAT. Les « you ouh ouh ouh… », pas plus que le beat de batterie rockabilly, ne trompent sur l’inspiration NEW YORK DOLLS de cette composition. Une fois de plus en avance sur son temps, HANOI ROCKS s’illustre de nouveau dans le domaine du heavy rock sur fond de boogie à la « Peter Gunn ». Mariage de l’harmonica, de guitares lourdes et d’harmoniques aériennes, cette composition a sans doute vrillé l’esprit de biens des jeunes californiens. Le chorus demeure une fois de plus sans reproche. Gageons que DON’T FOLLOW ME séduira les fans de BON JOVI tant il évoque la musique de la paire Bruce SPRINGSTEEN/LITTLE STEVENS. Malgré tout le chef d’œuvre de l’album est peut-être SWEET HOME SUBURBIA. Pareil titre ne peut qu’annoncer une romance de méthadone dont le groupe a le secret. Avec ses guitares saccadées façon THE CLASH (On pense aussi au travail d’un BOWIE solo), ce titre sonne comme l’écho nocturne et glacial d’une station de métro humide et déserte. On relève le col du perfecto tandis qu’une brume tiède s’échappe à chacune de nos expirations - Beau travail de percussion - Le blues du sexe, de la drogue et du rock n’roll : « gimme sex, gimme drugs » CQFD. NO LAW OR ORDER puise également dans l’héritage reggae des CLASH, bien que ce titre au contenu anarchiste aurait pu suggérer un riff plus rentre-dedans. L’album se conclut par une ballade « bastringue » qui sent le bourbon. Le riff n’est pas sans suggérer celui de BABA O’RILEY. Les fans de Pete TOWNSHEND apprécieront. C’est néanmoins à un MICHAEL MONROE seul au piano que revient l’honneur de conclure l’album sur une note romantique : FALLEN STAR. Toute la délicatesse et le désarroi d’un chanteur torturé au service d’un groupe précurseur et inspiré.
Mox
- 04/11/2003
Musiciens: Michael Monroe-Chant, saxo, harmonica, piano/Andy McCoy-Guitare/Nasty Suicide-Guitare/Sam Yaffa-Basse/Gyp Casino-Batterie

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